| | Articles » Lire, Voir, Entendre | | Une caresse poético-musicale Le Melhoun marocain dans la langue de Molière» |
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Auteur : Publier le : March 18, 2004
Au Printemps des Poètes, tout est chant, musique et vers cadencés, rythmés et vibrant au mouvement du vent printanier. Point de rencontre de la littérature et des arts populaires marocains, le «Melhoun» apparaît comme un art poétique à part entière. La musicalité des vers tissant la toile de ce genre ancré dans la tradition musicale orale et la poésie de ses mélodies en font son raffinement et son esthétique. Le «Melhoun» demeure ainsi la poésie de l’âme et du coeur et ne cesse d’évoluer avec le temps. Ce temps, Fouad Guessous semble pourtant l’avoir suspendu dans son recueil des plus belles «Quacida»: «Le Melhoun dans la langue de Molière». Telles des promenades littéraires dans les rues de la ville sainte, Fès, La cité rouge, Marrakech et la capitale Ismaëlite, les poèmes qu’il nous propose sont un véritable enchantement , car l’auteur ne se contente pas d’offrir à ses lecteurs une traduction littérale mais a su subtilement conserver toute la beauté, la musicalité et la puissance du «Melhoun», pour que ce dernier résonne et prenne enfin tout son sens dans la langue de Molière. Diplômé de l’Institut d’Études Politiques de Paris, après une longue carrière au sein de la BCM, Fouad Guessous, le passionné de poésie est actuellement conseiller auprès du club des investisseurs marocains de l’étranger. Le public devrait se laisser séduire par la beauté de la célèbre Qusida intitulée, «Rita» de Driss Benali; «Joue sublime, ombragée des sabres de cils, au grain de beauté qui attise mon péril, goutte d’ambre dans la neige ou le feu est-il?». Le public partira à travers chant et poésie à la quête de la belle inconnue au Bracelet «Demlige», poème d’Aissaoui El Fellous. Le public se laissera certainement envahir par la lumière la bougie «Achamâ» de Mohamed Chérif Benali.
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