| | Articles » Lire, Voir, Entendre | | Une cartographie imaginaire «Mots d’ici, mots d’ailleurs» |
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Autodidacte, Guy Calamusa a commencé à peindre dès l’âge de quinze ans. Il a vécu au Maroc jusqu’à l’âge de 18 ans. Ses travaux rendent compte d’un esprit nomade et vagabond. Il ne dessine jamais de lieu précis et défini. Fort de ses fréquents et nombreux voyages, il peint de grands formats tout à fiat pareil à ceux qui remplissent des carnets de voyages.C’est un grand passionné de la nature et de la matière. La plupart de ses œuvres sont réalisées sur bois avec des pigments purs malaxés et mêlés à des liants. L’écriture y côtoie le dessin et de manière obsessionnelle. Un mariage en extase. Ce sont toujours les mêmes symboles qui réapparaissent d’un tableau à l’autre: barques, oiseaux, échelles. Réduits à leurs schémas le plus simple, ils ne sont là que pour qu’ils évoquent l’enfance, le désert et le déplacement, gravés, incisés dans la peinture. Ils semblent issus des temps rupestres, un peu comme si Guy Calamusa les avait inscrits sur la patine d’un mur croisé au détour d’un chemin. La matière de ses œuvres est souvent sombre, rugueuse et accidentée. Elle laisse croire que la toile elle-même a effectué le même pèlerinage et le même voyage par monts et par vaux. Sa peinture donne également l’impression, d’avoir non seulement été transportée à travers ses souvenirs, mais concrètement dans ses bagages. «Mots d’ici, mots d’ailleurs» est un voyage à travers le temps, l’histoire, la mémoire, l’espace et l’imagination. C’est une rencontre entre plusieurs cultures, pensées. C’est un travail de mise en scène issu d’une rencontre intensive entre le verbe et la couleur. L’exposition est le reflet des expériences passées et futures où les cartographies tiennent le rôle de nid où viennent pondre et se recréer les souvenirs de l’enfant de 15, 18 ans et ceux de l’adulte Guy Calamusa.
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