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Une dynamique pédagogique qui fait référence Quarantième anniversaire de la création du Lycée Descartes

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Changer dans la continuité sans jamais se départir de sa première vocation, améliorer la qualité de l'enseignement sans agacer les élèves, apprendre à se connaître dans la diversité culturelle, le Lycée Descartes fête ses quarante ans de vie dans une festivité qui fera date dans l'histoire de cet établissement depuis sa création en 1963. Place Jean Courtin Agdal-Rabat, tout le monde s'active ce mercredi 1er octobre dans la cour de l'une des plus anciennes institutions de l'enseignement français au Maroc. Nous sommes à la veille du lancement officiel des festivités des quatre décennies d'existence du Lycée. Pour marquer cet événement d'une pierre blanche, M. Gérard Mariau  et son équipe ont mobilisé toute une palette d'artistes, de conférenciers et de musiciens. Un programme varié et riche, étalé sur 10 jours (du 02 au 11 octobre ), a été concoctée sous la houlette de M. Broquet, Proviseur Adjoint. Le jour J, le jeudi 02/10/2003, le coup d'envoi a été donné en présence du Conseiller culturel près de l'Ambassade de  France à Rabat et de plusieurs autres invités de marque sans oublier les élèves, les anciens  ainsi que les parents d'élèves. Tout ce monde a célébré dans la joie et dans l'allégresse ce lever de rideau. Une joie immensement partagées les 2225 élèves qu'a accueillis le Lycée Descartes au titre de la rentrée scolaire 2002-2003. Signalons, à ce sujet, que dans ce total 550 élèves sont français dont 351 franco-marocains (soit 24,71 % et 8,94 % francais). Le reste (1597) sont marocains dont 78 étrangers. Mais au-delà de la richesse du programme proposé, cette manifestation marque un tournant décisif dans l'évolution de ce Lycée. D'ailleurs, le Proviseur Adjoint explique dans une discussion  l'attente et les raisons de ces retrouvailles commémoratives. En effet, l'idée a été d'ouvrir l'établissement et faire en sorte que cette semaine favorise au maximum les rencontres qui ne sont pas uniquement institutionnelles, mais culturelles ou artistiques. De sorte que nos deux cultures qui se sont exprimées, se sont rencontrées pour favoriser le dialogue dans le respect, la tolérance et la prise en compte des spécificités de l'autre." Il n'est donc pas étonnant si M. Broquet souligne qu'il s'agit d'un moment intense. Et un ancien élève rencontré dans la cour affirmera. "Je crois que pour nous, les anciens élèves de Descartes, nous vivons ces moments de façon intense car pour nous, ce Lycée n'est pas n'importe quel établissement" , avant de disparaître dans la foule. Une analyse complétée par M. Broquet pour qui c'est un moment important dans le parcours personnel de vie des anciens élèves, vie qui est chargée d'émotion car il y a un lien très fort d'appartenance qui n'est pas rompu.
Un rôle de pionnier
Pour M. Gérard Mariau, le lien d'appartenance qui unit le Lycée Descartes à ces anciens élèves peut se traduire en trois idées fortes. La première est que le Lycée Descartes a accompagné toute une jeunesse de pionniers du pays qui ont participé et contribué positivement à faire du Maroc un pays moderne et reconnu dans sa modernité par ses voisins. A partir de là, on est en face de cet espèce de grands sentiments de fierté d'appartenir à l'enseignement français. Le deuxième élément est que, quand Descartes a été ouvert et pendant de nombreuses années, il a été le grand lieu d'enseignement d'éducation et ce lieu de rencontre. C'était un lycée très moderne et authentique. D'ailleurs, depuis 1963, il n'a pas été touché. C'est la même configuration architecturale de cette époque qui a été maintenue. Elle n'a été ni refaite ni changée. C'est donc un sentiment d'avoir participé à un événement de l'histoire qui est celui de l'arrivée et l'installation de grands lycées dans le pays. Enfin, il y a la troisième idée. C'est celle qui circule actuellement encore disant que Descartes reste un lycée de référence par la pédagogie qu'il développe. Il s'agit d'une pédagogie d'émancipation. Celle qui amène les jeunes à réfléchir sur eux-mêmes, sur leur environnement, à travers les enseignements mais aussi à se construire un regard sur le monde, sur eux-mêmes, leurs amis, leurs voisins, se construire un esprit d'analyse, un esprit critique et se construire progressivement les outils, faire eux-mêmes des choix de vie responsables et éclairés. Cependant, reconnaît le Proviseur principal, cette renommée est une charge pour lui et son équipe puisqu'elle crée des obligations et en particulier celle de ne jamais faire décliner cette renommée. In fine, la semaine du 2 au 10 octobre aura permis au Lycée Descartes de se faire une nouvelle santé mais aussi et surtout de renforcer ses liens avec ses anciens et nouveaux élèves au grand bonheur des parents.

M.S.



 

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