Actualité | Economie | Entreprise | Finance | Grand Public | Lire, Voir, Entendre

Rechercher :
  
Edition


Administration
Articles » Lire, Voir, Entendre
Un magicien des planches Le Costume de Peter Brook

Auteur :

Qui, de tous les mordus des planches, ne connaît pas Peter Brook, celui qui, à 24 ans, devient directeur de production au Royal Opéra Covent Garden? En 1973, il fonde avec Micheline Rozan le CIRT (Centre International de Création Théâtrale) à Paris. Durant sa carrière de metteur en scène, il a pu monter plus d’une trentaine de pièces de théâtre, entre autre; «La Conférence des oiseaux», «La Tempête de William Shakespeare, «La Cerisaie» de Tchekov, «la Tragédie de Carmen», «Don Giovani». Au niveau du cinéma, il a réalisé l’Opéra des Gueux. Peter Brook a également écrit des ouvrages; «Forget Shekespeare», «Le Diable c’est l’ennui»...
La première mise en scène de la pièce «Le Costume» a vu le jour à Johannesburg et plus précisément au Market Theatre par Barney Simon. En 1995, elle fut montée à Londres où elle va connaître un énorme triomphe. «Le Costume» est à l’origine, une nouvelle écrite par Can Themba, un jeune écrivain noir sud-africain, mort en 1967 dans la misère, après s’être vu interdit d’écriture. C’est en 1999 aux Bouffes du Nord à Paris que Peter Brook décida de monter la pièce «Le Costume». Elle a, depuis, fait le tour du monde et ne cesse d’émouvoir et d’enchanter tous les publics.
Sotigui Kouyaté, Sara Martin, Isaac Koundé, Tony Mpoudja, tous des comédiens professionnels, feront découvrir au public marrakchi un univers d’humour et d’ironie qui finit dans une cruauté froide et terrible. A propos de la pièce, Peter Brook écrit: «Parmi les souvenirs pénibles et atroces du temps de «l’apartheid», en Afrique du Sud, il y en a un pourtant qui, bien que bref et fulgurant, transporte encore avec lui aujourd’hui son parfum d’espoir et de joie, le goût d’un certain âge d’or. Vous dites le nom «Sophiatown» et aussitôt des visages s’éclairent. Tout se passait dans ce qu’on nomme les Shabenns-cafés clandestins, primitifs et illégaux- où se retrouvaient des écrivains blancs et noirs, des voleurs, des maquereaux, des putes, des musiciens, On y parlait, on y rêvait, on s’y détruisait désespérément avec l’alcool, la drogue... A Sophiatown, il y avait la même pauvreté, la même misère, le même isolement que dans les autres «township»», mais le talent y fleurissait, on y écoutait du jazz ... on faisait de la poésie, on discutait l’avenir du pays et pour un moment on y oubliait l’atrocité des conditions de la vie. Un écrivain talentueux, Can Themba, y tenait une table et c’est dans une de ces soirées qu’il raconta pour la première fois la triste histoire de Philemon et Mathilda, Le costume. Comédie, drame, fantaisie, tranche de vie, tout cela est évoqué dans Le costume».
La pièce est une production du Théâtre de l’Œuvre, théâtre de la Madelaine, Sofithéa en accord avec le CITC, Théâtre des Bouffes du Nord.

I.K.



 

Hebdomadaire marocain paraissant le jeudi - Directeur de la publication: Fahd Yata 320 BD Zerktouni, angle rue Bouardel - Casablanca - Maroc
Tel : +212 (0) 22 42 46 70 (7 lignes groupées) | Fax : +212 (0) 22 20 00 31
eMail :  
courrier@lanouvelletribune.com | www.lanouvelletribune.com