| | Articles » Lire, Voir, Entendre | | Le Maestro de l’Amour Barry White |
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Le seigneur de la Mort n’a pas daigné épargner Barry White, celui qui a fait chavirer des foules d’un bout à l’autre de la planète, en chantant sensuellement; «You’re The First, The Last, My Everything». Le charmant noir au regard de l’éternel amoureux a rendu l’âme ce vendredi matin 5 juillet 2003 à l’âge de 58 ans, à Los Angeles, au centre médical Cerders-Sinai, où il luttait contre une insuffisance rénale. 1960, alors qu’il purgeait une peine de cinq mois de prison pour avoir volé des pneus, il a suffi d’une voix, pas n’importe quelle voix, celle du Seigneur du Rock, Elvis Presley, d’une chanson, d’une phrase, «It’s Now or Never», pour que le cours de la vie, de celui que la mère surnommait, «Shooting Star» ou étoile filante, vire à 180°. Barry White est né le 12 septembre 1944 sous le signe de la Vierge, sur les rives du Golf du Mexique à Galveston (Texas), d’une mère célibataire. Et c’est au quartier de South Central à Los Angeles, qu’il voit évoluer son adolescence. Des souvenirs... Barry sombre dans la délinquance et il mue. ....Et le signe du Salut, éclata en l’année 1960, dans une chambre noire, «It’s Now or Never», maintenant ou jamais, des paroles qui vont embarquer White sur le paquebot de la musique. C’est alors qu’il comprendra que seule cette voix originale qui va jusqu’au phénoménal, l’éternisera: «Il n’y avait aucun moyen d’échapper à ma voix. Partout où j’allais, je pouvais voir l’effet immédiat qu’elle avait sur les gens. Barry White le roi de la disco des années 70, était réputé dans le monde entier pour sa voix de basse dans des succès langoureux comme, «Can’t Get Enough of your Love, «Let’s Get It On», «I want You»... Dans les années 70, avec son Love Unlimited Orchestra, crée en 1969, Barry White voyait sa carrière décoller. La formule est au point. Sur une rythmique souple, mais jamais trop pressée, des arrangements de cordes et de choeurs féminins soutiennent une voix profonde, une sorte de ronronnement d’une sensualité délirante qui promet en termes très clairs une jouissance longuement savourée. Ses concerts étaient devenus de véritables rituels pendant lesquels les jeunes fans jetaient leurs sous-vêtements en direction de l’estrade. Quand il parlait de sa musique White, déclarait toujours: «Je parle de l’amour, des relations entre les hommes, du moment partagé avec l’autre». Quand il se produit pour la première fois en solo, en 1973, avec «I’m Going to Love You Just a Little Bit More, Baby» le Crooner aphrodisiaque, l’Éros des années 70, avec sa voix profonde, mystique, d’un érotisme dionysiaque et son physique colossal imposant, c’était l’hypnose totale. Devenu l’emblème de la Soul Romantique à travers le monde, sa carrière commence à décliner avec la fin de la mode du Disco dans les années 80. Cependant il ne tardera pas à faire un nouveau retour des plus Chatoyants, grâce à plusieurs albums dont celui qui lui a permis de remporter deux Grammies en 2000, «Staying Power», avec 100 millions de disques vendus et grâce aussi à des passages dans des programmes télévisés américains en vue, tels que «The Simpsons» et «Ally McBeal», où rien ne peut rendre virile le héros que la musique de Barry White. Le Magazine Rolling Stone a récemment écrit: « La musique qu’il a faite dans les années 70 reste valable et se maintient aujourd’hui...» L’album «The Icon is Love», du chanteur américain de Rythm and Blues, lui a valu un comeback en 1995. Barry White au charisme et à la voix basse et rauque hors du commun, le maestro de l’Amoré» a chanté à une période où le racisme se ruait dans les cœurs de la plupart des américains. White s’adressait aux blancs, aux noirs, aux ménagères et aux cadres bien au-delà des limites raciales qui divisent encore le marché de la musique populaire aux Etats-Unis, Bref, il chantait pour tous ceux qui savent aimer et se faire aimer. La conviction en L’Amour a fait en sorte que le beau noir se marie à trois reprises offrant ainsi la vie à huit enfants, l’Aube d’une seconde vie. Il a chanté l’Amour, pour l’Amour, encore et toujours et derrière lui, sa musique continue de se répandre tels les pollens encore une fois de l’Amour. C’est que désormais personne n’est épargné. Barry White a pénétré la demeure de l’éternité et y sera à jamais inscrit. Ilham Khalifi
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