| | Articles » Lire, Voir, Entendre | | Le parc tel qu’il devrait être Les projections de l’Hermitage 2003 |
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Ce parc, autrefois,3 symbole de la fierté des casablancais, ressemble actuellement plus à un dépotoir qu’à un jardin public. Il est en train d’être réhabilité et devient un support d’apprentissage, d’étude, de réflexion, de création et de production. Une installation a en effet eu lieu à la Villa des Arts; il y a quelques mois, lançant un appel à la sauvegarde de ce patrimoine naturel. Tout au long de l’année, l’Association Alphaville accompagne la production de films issus du quartier. Ils sont en général le produit d’une rencontre entre gens du quartier et spécialistes de l’image. Cette année, Alphaville invite la cinéaste Caroline Caccavale pour la réalisation d’un film à l’intérieur du quartier El Miter-Bouchentouf. Le tournage est prévu pour juillet 2003 à Derb Soltane, Casablanca. Parallèlement, l’Association recherche les films qui, ailleurs ou en d’autres temps, font écho à la réalité du lieu, ou ont été réalisés selon des dispositifs de tournage similaires. A partir de ces sources, Alphaville organise les projections de l’Hermitage, une programmation de films qui sont ensuite projetés pendant trois soirs, une fois par an à l’intérieur du parc. Les films proposés sont projetés en plein air et s’inscrivent dans une dynamique culturelle que les organisateurs souhaitent voir s’implanter dans ces quartiers de l’Hermitage. Parmi les films en lice, «Por una tierra nostra». Film argentin filmant des citadins qui, face à la pénurie de logements, construisent leur maison la nuit s’arrangeant ainsi avec la loi. «L’île aux fleurs», de Gorge Furtado. Le film retrace le destin d’une tomate qui nous prouve de manière implacable que les plus forts sont bien les plus forts. Les Projections de l’Hermitage se veulent le porte-parole du quartier. « L’étang», dessin animé de Hassan Bourassi, offre la vision onirique d’un parc de l’Hermitage tel qu’il aurait dû être et tel qu’il semble devenir. I.K.
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