| | Articles » Lire, Voir, Entendre | | Un ivoirien soufflé épicé Les gonzesses de Koteba |
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Tous ceux qui ont assisté à leur spectacle, vous l’affirmeront. Elles sont irrésistibles. Leur spectacle est flamboyant et elles sont surtout capables de passer gracieusement des chansons à consonances orientales à une harmonie rumba entraînante. Elles s’appellent Awa Songho, la Songhaï de Tombouctou, Maaté Kaïta la «bombe» d’Abidjan et Alama Kanté. En malinké, sousou, bété, adjoukrou, guerzé, songhaï et français; les go de Koteba, chantent le quotidien des grandes métropoles métisses du continent africain, chantent la paix, la tolérance «ethnique», l’amour surtout, dans des complaintes émouvantes, ballades fraternelles, mélodies swinguantes... Les belles de Koteba ne sont pas uniquement des chanteuses, elles sont également de merveilleuses interprètes, percussionnistes. Depuis presque vingt ans, elles sont les stars de l’ensemble Koteba d’Abidjan, une troupe de «théâtre total», qui les a déjà conduites sur les scènes les plus prestigieuses du monde: New York, Tokyo, Paris... Le Kotéba est une tradition théâtrale du Mali. Pour les Kotébadenou», le Kotéba est la philosophie de tout ce qui dure éternellement. En effet Ko-Té-ban, signifie: «rien ne finit jamais et on n’arrive jamais au terme du savoir». Une manière de dire que l’orgueil est l’ennemi de l’Homme. Mâtinées de tendresses, de la joie et de la fureur de vivre, de fraîcheur et d’énergies, d’humour et de dérision, les Go de Koteba transmettent leur grand respect des traditions et des valeurs dont elles ont hérité. Inventer de nouvelles valeurs pour se reconnaître, un nouveau langage pour communiquer, de nouvelles formes de solidarité pour survivre, telle est la quête des gonzesses de Koteba. Rendez-vous alors avec la voix et l’accent poivrés des plus belles contrées africaines. Ilham Khalifi
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