| | Articles » Lire, Voir, Entendre | | La magie d’une rencontre Keziah Jones au festival d’Essaouira |
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Comme chaque année, Essaouira se met au diapason du monde, celui de la musique, la culture et la fête. En 6 ans d’existence, le festival d’Essaouira Gnaoua & musiques du monde a réussi l’alchimie subtile entre les musiques traditionnelles et actuelles... Une magie portée par des artistes de tous horizons captivés par la richesse infinie de la musique des Gnaoua... Entre ces musiciens et le festival, s’écrit une histoire commune, celle de l’amour partagé d’une musique profonde et authentique. Par-delà les mers et les frontières, ils sont nombreux à avoir entendu l’appel et à porter haut les couleurs du festival. Essaouira accueille cette année le surdoué nigérian Keziah Jones. Guitariste, auteur, compositeur, interprète, Keziah Jones mêle subtilement les influences folk, funk, blues et traditionnelles dans un style qui n’appartient qu’à lui, et ce depuis son premier album en 1992 Blufunk is a fact. Il vient de publier un album remarqué Black Orpheus qui raconte avec sa sensibilité musicale particulière des histoires de voyage entre trois continents Londres et Lagos, entre lesquelles il vit, Paris et New York où il travaille. Afrosurrealism1, le titre qui ouvre l’album évoque l’étrange voyage d’une rive à l’autre de l’Atlantique - celui des bateaux d’esclaves - et sa vision de la culture africaine assimilée par l’Amérique. Bluesman cosmopolite et philosophe, Keziah parle de la musique comme d’une quête spirituelle. Nul doute que c’est cette quête qui l’a mené jusqu’à la scène d’Essaouira où il jouera jeudi en ouverture du festival avec le maâlem Abdelkébir Merchane ; il donnera toute la mesure de son talent samedi sur la scène Bab Marrakech en solo avant d’être rejoint par les 5 plus grands maâlems du Maroc... Et les festivaliers les plus attentifs auront peut-être l’occasion d’être subjugués par ses notes envoûtantes, au hasard d’une rencontre ou d’une jam session... C’est là tout l’esprit et le charme de ce festival.
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