| | Articles » Lire, Voir, Entendre | | Hommage aux anges gardiens des montagnes La BCM au service de l’Art |
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Quand des jets, des touches de couleurs, avec des montagnes, des hommes, communiquent dans un halo d’entrelacement amoureux. Quand des plaines, des plateaux et des élévations, communient, des toiles à la majesté des astres, à la beauté des cieux nocturnes, naissent... Et la fête nuptiale commence! Et l’écho en lumière picturale se répand! Douze artistes, Fouad Bellamine, Amina Benbouchta, Mohamed Bennani, Tibari Kantour, Hassan Bourkia, Khalid El Gherib, Mustapha Boujemaoui, Miloud Labied, Najia Mehadji, Abdelkrim Ouazzani, Hassan Slaoui, et Abderrahim Yamou , encouragés par la BCM et AMRASH, réinventent esthétiquement, ce rapport intime, cet éternel dialogue entre des hommes et des montagnes. Nos montagnes. Pour ces peintres, la montagne est une métamorphose continue. Sur les toiles accrochées à l’espace Actua, la montagne est fleur, tantôt, terres ocres où repose sereinement la solitude, volcan en éruption, magma de souvenirs brisés, puis remodelés, parfum exotique du thé, gouffre jauni par les secrets d’antan, «Tassemit» ou chant des quatre saisons, une sensualité âpre et sucrée, un espace où le mot à la pierre se marie...mais tantôt naissance du printemps. Des peintures au regard interrogateur se sont rencontrées. Comment sortir du sous-développement. Comment pénétrer le monde de la modernité sans pour autant perdre son authenticité. Comment conter l’aventure de ces hommes et femmes qui «portent le ciel». Comment apprendre aux citadins de communiquer avec les montagnes. Comment honorer et rendre hommage aux femmes, aux hommes et pourquoi pas aussi aux enfants qui défient une nature combien belle et rebelle: La montagne! Certainement en oeuvrant à libérer l’infini créateur ancré au plus profond de tout homme. «A la recherche de nos atlas», est l’écho d’une mémoire hétéroclite et sédimentaire. Une mémoire collective. Car au fond de chaque citoyen marocain sommeille le souvenir des montagnes et que chaque jour que le soleil se couche, se tatoue derrière les montagnes un beau foyer d’histoires. Ilham Khalifi
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