Certains partis politiques, et à leur tête le PPS, ont très récemment appelé au report des prochaines élections. Les motifs avancés sont la conjoncture internationale difficile marquée par la guerre en Irak, le faible taux d’inscription des jeunes sur les listes électorales... Faut-il alors reporter les élections ? Le Secrétaire général du PPS, M. Ismaïl Alaoui, a déclaré qu’il « serait sage que les élections communales soient reportées en cas de guerre en Irak. Les citoyens ne seraient pas suffisamment sereins pour engager un combat de la taille des élections locales». Cependant, sur le plan officiel, le gouvernement n’a pas changé d’un iota sa position au sujet de la date de ces élections. M. Sahel promet le respect des délais prévus par la constitution. Il a aussi tenu à préciser, à titre d’exemple, qu’à cause de ces délais, le découpage ne sera pas entièrement révisé mais l’essentiel sera fait pour dépasser les faiblesses et les lacunes de l’ancienne configuration. Dans le même ordre d’idées, il a fait un exposé sur les mesures arrêtées pour l’organisation des communales et il a présenté un projet de décret relatif à l’application de la loi n° 52-02 relative à l’organisation d’une révision exceptionnelle des listes électorales générales ainsi qu’un projet de décret fixant la liste des cercles, des caïdats, communes urbaines et rurales et le nombre de conseillers à élire dans chaque commune. Dans tous les cas, ce qui est sûr jusqu’à présent, et comme précisé par un observateur, «il est aujourd’hui acquis que les élections communales peuvent ne pas avoir lieu le 13 juin 2003, tant il est vrai que la date du scrutin doit être fixée par un décret publié au Bulletin Officiel, 90 jours avant le jour du scrutin».
H.Z.
Ils ont dit
M. El Hassan Boukentar, membre de la Commission Administrative de l’USFP: Je ne vois pas de raisons valables pour reporter les prochaines communales. Sur le plan technique, l’essentiel a été fait. Tout une armada juridique a été mise en place à cet effet. A l’approche de chaque consultation électorale, il est devenu presque coutumier d’évoquer la question d’un report . Cela ne fait pas partie de la culture démocratique qui impose le respect des délais.
M. Bahassan Abdelkhalek du Parti de Istiqlal: Le report des élections communales n’est pas à l’ordre du jour au sein de notre parti. A mon avis, il n’y a aucune raison solide pour procéder à une telle initiative. C’est la position de notre parti qui a depuis longtemps respecté le délai prévu juridiquement et constitutionnellement pour les élections. En réalité, cette question ne se pose même pas.
M. Ahmed Sbaï de la Gauche Socialiste Unifiée: Il faut distinguer dans cette affaire, entre ce qui est technique et politique. Si, par exemple, certaines formations ne se sentent pas encore prêtes pour les élections, je pense que le report n’aura aucun sens. Cependant, si ce report est justifié pour des raisons techniques, pour mettre en place de véritables mesures permettant la transparence des élections ( procéder à un nouveau découpage, à l’établissement de nouvelles listes électorales et non pas se contenter de leur révision...), nous ne pouvons qu’adhérer à une telle proposition. Autrement, c’est une perte de temps.