Auteur : HZ Publier le : April 21, 2008
Dialogue social/augmentation du SMIG : Le « oui, mais …» de la CGEM
Pour le Président de la CGEM, Moulay Hafid ElAlamy le patronat marocain est prêt à adhérer au processus du dialogue social qui se caractérise par la responsabilité et la transparence, ainsi qu'à oeuvrer pour l'amélioration du revenu des employés du secteur privé à travers les mesures possibles, tout en prenant en considération la préservation de la compétitivité et de la productivité de l'entreprise nationale. Il s’est aussi déclaré soucieux de la paix sociale à l'intérieur de l'entreprise, faisant part de leur disposition à généraliser les conventions collectives dans tous les secteurs relevant de la CGEM. M. Abbas El Fassi, quant à lui, a rappelé les contraintes consécutives à la conjoncture économique mondiale marquée par la hausse des prix des hydrocarbures et de certaines matières premières, insistant sur les efforts du gouvernement pour la préservation du pouvoir d'achat des citoyens en maintenant la subvention des produits de première nécessité et pétroliers. Il a noté que les 20 milliards de crédits alloués par le gouvernement à la subvention des produits de base et des hydrocarbures au titre du budget 2008 sont passés à 26 milliards actuellement et peuvent augmenter encore. Le Premier ministre a mis en relief le climat de sincérité, de respect et de responsabilité qui a marqué les rencontres entre le gouvernement et les centrales syndicales, mettant l'accent sur l'attachement des partenaires à oeuvrer de concert en vue d'améliorer les conditions de vie des citoyens, particulièrement la classe ouvrière, tout en préservant la capacité d'investissement des secteurs productifs nationaux, publics ou privés. Il a, d'autre part, rappelé la création de deux commissions qui se sont penchées sur l'examen des cahiers revendicatifs dans les secteurs privé et public, sous la présidence du ministre de l'Emploi et de la formation professionnelle et du ministre délégué chargé de la Modernisation des secteurs publics, ajoutant que trois réunions du conseil du gouvernement ont été consacrées à l'examen des différentes propositions pour le traitement des revendications de la classe ouvrière, telles que formulées par lesdites commissions.
Evasion de neuf détenus salafistes de la prison centrale de Kénitra Enfin Radi se réveille… !
A propos de cette affaire, le ministre de la Justice, M. Abdelouahed Radi a indiqué mardi dernier qu'aussitôt informé de l'évasion de neuf détenus de la prison de Kénitra, son département a pris toutes les mesures nécessaires relevant de ses compétences. Les services du ministère ont ainsi avisé tous les services de sécurité qui ont pris une batterie de mesures avec en tête la mobilisation des forces de sécurité dans l'ensemble du territoire national et la mise en place de plusieurs barrages sécuritaires, a précisé M. Radi en réponse à une question d'actualité à la Chambre des Conseillers. En outre, le procureur du Roi a mobilisé les services relevant de la police judiciaire qui s'est rendue à la prison locale de Kénitra et a auditionné plusieurs fonctionnaires, visiteurs et ouvriers d'une société qui réalisait des travaux au sein de cet établissement pénitentiaire, a-t-il ajouté. Une délégation administrative a été également dépêchée sur les lieux où elle a auditionné, à son tour, les responsables ayant un contact direct avec les évadés, a poursuivi le ministre, faisant savoir que parallèlement à cela, une série de mesures ont été prises dans toutes les prisons du Royaume. S'agissant de l'opération d'évasion, le ministre a souligné que celle-ci suscite plusieurs interrogations au sujet des moyens utilisés pour creuser le tunnel à partir des toilettes d'une cellule et le lieu de dissimulation des grandes quantités de gravas extraites, outre l'hypothèse d'une éventuelle complicité d'autres détenus, de certains fonctionnaires de la prison et d'autres personnes de l'extérieur, indiquant que les investigations se poursuivent pour apporter des réponses convaincantes à ces interrogations. M. Radi a estimé que la situation des prisons au Maroc contribue pour sa part et d'une manière indirecte à l'évasion, notant que l'évasion de la prison de Kénitra n'est pas la première de son genre puisque 28 détenus se sont évadés en 2005, 28 autres en 2006 et 23 en 2007. Il a rappelé que le nombre de détenus dans les prisons marocaines s'élève, au 31 mars dernier, à 56.644, dont 1964 ont été détenus depuis le début de l'année en cours, ajoutant que le nombre élevé des pensionnaires rend difficile la gestion des moyens disponibles notamment ceux relatifs à l'alimentation, aux soins médicaux, à l'hygiène, à la garde et à l'espace dans les prisons. Les conditions juridiques et organisationnelles au sein des prisons ont commencé à se détériorer durant ces dernières années, a fait constater le ministre socialiste, attribuant cette détérioration au nombre réduit des gardiens de prison (un gardien pour 11 détenus) et à la nature des crimes commis (à leur tête drogue et terrorisme). Pour faire face à cette problématique, M. Radi a indiqué que plusieurs mesures seront prises, notamment la révision de la politique pénale, la construction de nouvelles prisons, l'acquisition d'appareils de surveillance développés, outre le recrutement de 6.000 gardiens à l'horizon 2012.
Habitat : Hejira veut mettre de l’ordre dans l’immobilier
Le marché de l'immobilier a été, mercredi à Rabat, au centre d'une rencontre consacrée à la présentation d'une batterie de mesures visant sa régulation et l'évaluation du phénomène de la spéculation. Ces mesures, dont la plupart sont prévues dans le projet de code de l'urbanisme, sont d'ordre législatif et réglementaire, institutionnel et financier et fiscal. Il est prévu dans ce cadre la création d'agences régionales foncières, la révision à la hausse de la taxe sur les terrains urbains non bâtis et l'élargissement de son assiette. Intervenant à cette occasion, le ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de l'Aménagement de l'espace, M. Taoufiq Hejira, a mis l'accent sur l'importance de l'ouverture de nouvelles zones d'urbanisation, l'institution d'un dispositif d'aménagement foncier et d'urbanisme opérationnel et l'actualisation de l'arsenal juridique, dans la régulation du marché de l'immobilier. Il a également souligné les efforts déployés par le gouvernement pour promouvoir le secteur de l'immobilier, citant notamment dans ce cadre l'approche de l'Etat dans ce domaine, qui se base sur la consolidation et la diversification de l'offre, les nouveaux rôles de l'Etat dans les domaines de l'urbanisme et de l'habitat, un secteur privé performant et professionnel, l'utilisation des documents d'urbanisme et le développement du monde rural. M. Hejira a mis l'accent également sur les facteurs qui sont à l'origine de la flambée des prix de l'immobilier. Il a cité notamment dans ce cadre la croissance démographique et le développement urbanistique, la disponibilité des financements, la hausse des investissements dans le secteur et des prix de certains matériaux de construction, l'évasion fiscale et la spéculation.
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