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De Dublin à Casablanca

La chaîne de télévision touristique "Escales" a diffusé la semaine dernière un reportage sur la capitale irlandaise du sud, Dublin. Un aperçu sur ses sites touristiques, ses églises, ses espaces verts, ses musées, ses lieux de loisirs...Bref, une cité où tout est beau ou presque ! Simple coïncidence, Casablanca devait être présentée juste après l’émission sur cette superbe ville aux couleurs totalement anglo-saxonnes. Par simple curiosité, l'on a voulu savoir ce que vont montrer au public international les journalistes-reporters de cette chaîne. Comme le veut la vieille tradition journalistique, on a commencé par la présentation de la ville : une capitale de quelque 5 millions d’habitants avec une croissance démographique d'environ 3%/an. Une métropole qui représente le poumon du Maroc, avec une activité commerciale soutenue, un port qui totalise 60% de l’activité commerciale du pays, une production industrielle intensive et une concentration du capital financier. Sur le plan touristique, des vues du quartier des Habous, de la mosquée Hassan II et du boulevard de la Corniche ont pu, plus ou moins, sauver la mise. Très vite, la face noire de la ville, voire de tout un pays, et sa vérité profonde, émergent et prennent le pas sur les quelques beaux paysages du préambule télévisuel : spectacle affligeant des mendiants (des femmes accompagnées de nourrissons ou de bébés squattent les trottoirs publics, quelle triste scène! ), chômage, saleté, misère, pollution... L'habitat insalubre fait aussi partie du décor. Une réalité désolante. D’autant plus désolante que ce n’est que le statu quo qui prévaut dans ce domaine depuis des années. Pourquoi un tel laisser-aller? Ne voit-on pas qu’un tel cliché de cette ville risque de briser dans l'oeuf le foetus de notre tourisme ? On ne sait pas  quand se terminera ce déplorable état de choses. L’intérêt que réserve toute ville à l’approfondissement de la connaissance de son Histoire et les traits de sa civilisation n’échappe à personne. Casablanca, à l’instar des autres cités du monde, recèle certes de véritables joyaux : édifices, vestiges et espaces à intérêt évident...Mais nous assistons aujourd’hui, impuissants et désarmés, à la détérioration de ces aspects  de la culture architecturale et de l'histoire de notre ville, Casablanca, au moment où d'autres pays "s'acharnent" à conserver le patrimoine architectural de leur métropole.
En peu de mots, la ville de Casablanca est tellement “anarchique” qu’elle a besoin, aujourd'hui plus que jamais, d’une véritable opération esthétique, notamment, pour lui insuffler une nouvelle physionomie, une bonne escale !

H.Z.


Établissements pénitentiaires : Bouzoubaâ prend le dossier en main

Depuis quelques temps, certains établissements pénitentiaires font parler d'eux. L'on évoque, en général, des conditions inhumaines de détention. L'on parle également d'intimidations dont auraient fait l'objet certains prisonniers condamnés dans des affaires de terrorisme, comme c'est le cas de Abdelouahab Rafiki, détenu à la prison centrale de Kénitra. Que s'est-il passé dans cette prison? Un communiqué du département de la Justice précise à ce sujet que cet établissement pénitentiaire a été informé, le 7 mai courant, que le prisonnier Rafiki dispose d'un téléphone portable qu'il utilise en violation de la loi n° 23/98 relative à l'organisation et au fonctionnement des établissements pénitentiaires, ce qui a amené l'administration de la prison à s'assurer de cet état de fait et à sommer le détenu précité de lui remettre ce téléphone. Dans cette affaire, le prisonnier en question, ajoute le même communiqué, a refusé d'obéir, agressant le chef de pavillon avec l'aide du prisonnier Hassan Kettani. On raconte que les deux détenus ont opposé un nouveau refus, se contentant de remettre un téléphone portable hors d'usage qui était également en leur possession, et persistant à conserver celui, en parfait état de marche, que possédait Abdelouahab Rafiki. Un événement, peut-être isolé, mais qui n'aurait pas laissé le Socialiste Bouzoubaâ indiffèrent. Ce dernier vient de réaffirmer, avec fermeté, sa détermination à garantir, avec responsabilité, le traitement des pensionnaires des établissements pénitentiaires dans le respect des règles prévues par le règlement intérieur, sans discrimination et dans un climat marqué par la transparence, le suivi, l'accompagnement et le contrôle continu.


Opération Intilaka La polémique continue...

Les bénéficiaires de l'opération Intilaka auront droit à des ateliers de formation axés essentiellement sur les modalités de création d'entreprises, les techniques de montage des plans financiers et des dossiers de crédit. De quoi les accompagner dans leurs projets, en particulier en ce qui concerne les modalités de création d'entreprises, les techniques de montage des plans financiers et des dossiers de crédits...Seulement, l'idée même du départ volontaire continue de susciter beaucoup de polémique quant à son utilité, étant donné que notre administration , déjà engloutie dans une crise profonde de gestion des services publics, est en train de vivre l'un des pires moments de son histoire. Cette opération de départ volontaire serait-elle dans ces conditions une hémorragie? Pour certains analystes, les prestations de l'administration, qui est composée de 45 % de cadres, connaîtront un net recul et la notion de service public risquera d'être battue en brèche. En outre, le département en charge de la fonction publique veille à ce que l'opération des départs volontaires n'ait pas de répercussions négatives sur l'administration, comme par exemple la priver de ses cadres compétents. Pour les partisans du départ volontaire, l'opération vise à régler quelques problèmes de sur effectif dans certains corps et certains départements et à réformer l'administration en agissant sur les ressources humaines en vue d'optimiser leur répartition. De même, l’État veut stabiliser la masse salariale qui a connu une hausse lors des dernières années. Une masse qui se développe annuellement de 2,5% à 3%.
En somme, entre partisans et adversaires, l'opération Intilaka s'est frayée un chemin. Avec quelque 27.134 demandes enregistrées au 3 courant, dont 9.911 approuvées définitivement, 9.140 ont reçu un accord de principe et 8.083 sont en cours d'examen, cette opération continue d’inquiéter sérieusement bon nombre d'observateurs quant aux conséquences négatives qu'elle risque de créer pour une administration noyée dans ses pratiques d'antan... Une affaire  de "quitte ou double" à suivre.



 

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