Le 14ème Congrès National du Parti de l’Istiqlal, tenu du 28 au 30 mars à Rabat, a reconduit M. Abbas El Fassi à la tête de cette formation. Aucune surprise, en somme !
Attendu depuis cinq ans, le 14 ème congrès national du parti de l’Istiqlal a marqué de surprises. Candidat unique, Abbas El Fassi a été réélu à l’unanimité par les 4500 congressistes pour un nouveau mandat de Secrétaire Général de cette formation.
Vendredi 28 mars, les Istiqlaliens étaient tous au rendez-vous. Celles et ceux qui ont assisté aux travaux du congrès ont pu certainement remarquer l’intérêt que beaucoup de personnes de différentes catégories socioprofessionnelles ont accordé à cet événement. La majorité des partis politiques nationaux étaient présents au congrès. Lors de la séance d’ouverture, M. Fassi n’a pas mâché les mots: « La doctrine de notre parti repose sur le principe même de l’autocritique, en ce sens que l’ouvrage (Autocritique) de Si Allal constitue pour chaque Istiqlalien, une référence et un livre de chevet» et d’ajouter que « Ce devoir est considéré comme un soutien intelligent et un objectif qui tire ses fondements des préceptes de l’Islam, notre source éternelle de foi». Côté organisation interne et plan d’action du parti, M. Abdelhak Tazi, membre du Bureau Exécutif du parti, a souligné que lors des travaux de ce 14 ème congrès, il a été procédé à la rénovation du programme politique ainsi que les réformes organisationnelles du parti. Il a été procédé aussi à l’élargissement des prérogatives de décisions de son Comité Central. A ce titre, M.Tazi a indiqué que le congrès a décidé d’élever le nombre des membres siégeant au sein du Comité Exécutif et au Comité Central qui s’est vu assigner toutes les prérogatives dévolues au Conseil National, à l’exception de la participation au gouvernement qui est toujours du ressort de cet organe.
Conformément à cette réforme organisationnelle, ajoute M.Tazi, le Conseil National composé de 600 membres, procédera à l’élection de 100 membres du Comité Central qui, à leur tour, éliront le Comité Exécutif, dont le nombre de membres passera de 18 à 20. L’éligibilité du Comité Exécutif a connu aussi des changements. Ainsi, tous les postulants au comité doivent justifier d’au moins deux mandats au sein du Conseil National, soit une durée de 8 ans. Pour M. Tazi, cette attitude vise à assurer plus de professionnalisme et de rentabilité politique. Ce dernier a indiqué, dans le même sens, qu’à travers les 15 rapports des sous-commissions, le parti a pu, comme prévu, définir les options à court et moyen termes en matière de développement, notamment, l’agriculture, les affaires sociales, la promotion de la condition de la femme et de la jeunesse. Le taux de participation des femmes aux organes du parti a été porté à 20%.
En somme, à quelques mois seulement des élections communales, ces propos laissent dire que l’Istiqlal est à l’heure de tout défi. Tout son discours, comme les autres d’ailleurs, est orienté vers le Maroc nouveau, moderne et compétitif. La vision du parti relative aux différents problèmes socio-économiques du Maroc ne déroge pas à la règle. Une réalité qu’il ne peut s’empêcher de qualifier de corrigible à condition qu’il y ait une volonté commune d’éradiquer le déséquilibre existant entre les couches sociales. Cette démarche, consistant à tout dénoncer sans véritablement oser, prouve que les militants du parti entendent collaborer avec toutes les formations politiques et associatives sans jamais renoncer à la ligne qu’ils se sont tracée. Autrement dit, la bataille électorale ne fait que commencer !
H.Z.