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Pour une question de sous : Le PJD monte au créneau à Rabat

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Publier le : March 24, 2005

Le bruit avait fait le tour des salons de Rabat avant que l’affaire n’éclate au grand jour. Il s’agit de la subvention accordée par la mairie de la capitale administrative au festival de Rabat. Un programme d’animation culturelle qui a désormais sa place. Le mécontentement des élus du PJD, siégeant au Conseil de la ville, ne s’est pas fait attendre sur la manière dont a procédé le maire, Omar Baharaoui, pour l’octroi de cette subvention d’une valeur de deux millions de dirhams. L’ire des «PJDistes» tient à un seul fait : celui du manque de transparence et du contrôle des fonds. Pour M. Benaboud Khalid, Conseiller du PJD à l’Arrondissement du Souissi, qui suit de très près tout ce qui se passe au Conseil régional de la ville de Rabat, il n’y a pas de doute, les élus locaux doivent savoir où va l’argent que la mairie octroie aux associations. Une question de principe devrait-on dire. «Tout le problème est parti du budget qu’il fallait allouer au festival de Rabat. Car il fallait s’assurer de la bonne utilisation de la subvention allouée à cette manifestation culturelle «, explique M. Benaboud Khalid. Pour lui, cette inquiétude de transparence est bien fondée d’autant plus que de 1 million de dirhams en 2004 on est passé à 2 millions. Pire, soutient notre interlocuteur : jusqu’à présent aucune communication financière n’a été faite sur le festival de l’année dernière. Son avis est largement partagé par un opérateur de la place qui avait pris part à l’organisation de cet événement. Selon ce dernier, jusqu’à présent, ses factures ne seraient pas encore remboursées suite aux dépenses engagées lors de la dernière édition. D’où la position des élus du PJD de ne pas voter ce montant. Toutefois, en ces temps où le PJD est assimilé à l’islamisme, des mauvaises langues font courir le bruit que les représentant de ce parti seraient contre une telle manifestation. À cette question, M. Khalid répond sans ambages. «Nous ne sommes pas contre la culture. Le festival de Rabat est un grand rendez-vous qui apporte une touche de fraîcheur à l’animation culturelle dans la ville.» Pour lui donc, une fois que le principe de la transparence est accepté, le dossier sera clos. Il ajoute, en outre, que les représentants du PJD à la mairie de Rabat, sont au sein d’une majorité. Toutefois, il doit y avoir une marge de divergence et d’appréciation. Le cas du festival de Rabat illustre bien cette situation. La preuve en est qu’il continue de siéger au sein du Conseil. Le résultat d’une telle attitude, qui n’a pas commencé cette année, est que la mairie a réalisé un excédent budgétaire, en 2004, de près de 98 millions de dirhams. sur le plan de recouvrement des recettes, on a atteint les 95%. Ce qui est en soi une performance. Et pour terminer en beauté, M. Benaboud Khalid, nous apprend qu’il y a un programme ambitieux qui a été initié, étalé sur trois ans, et qui va permettre la mise à niveau de la ville de Rabat pour un montant total d’1 milliard de dirhams. Il est financé par le fonds d’équipement communal (FEC). La mairie y participera avec 50 millions de dirhams chaque année. Ce programme concerne plusieurs domaines notamment la réfection des routes, les espaces verts ou encore les édifices publics.

M.S.



 

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