| | Articles » Actualité | | Driss Jettou, (enfin), la consécration ! |
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Auteur : Publier le : February 24, 2005
S’il en est ainsi, c’est parce que les avancées énoncées par le Premier ministre sont réelles, incontestables et parfois même irréfutables. L’action gouvernementale, jaugée à mi-parcours d’une législature au programme chargé et ambitieux, est globalement positive, même si, comme le reconnaît M. Jettou lui-même, il convient d’en accélérer le rythme de réalisation. Cette reconnaissance, un peu tardive certes, par la majeure partie de la presse d’un bilan qui permet d’envisager l’avenir du Maroc avec un certain optimisme, est avant toute chose la conjonction de deux éléments : l’existence d’un programme chiffré ambitieux et plurisectoriel et la volonté ferme de M. Jettou et de la plupart de ses collègues de remplir le mandat qui leur a été confié par SM le Roi et approuvé par le Parlement. C’est donc, en quelque sorte, une des toutes premières manifestations de la réalité de l’autonomie gouvernementale qui s’exprime ainsi alors que certains cercles réclament avec une insistance parfois déplacée une révision constitutionnelle en profondeur. Le gouvernement Jettou, quoi qu’en disent les "pleureurs" professionnels, est en train d’administrer la preuve que le système makhzénien n’est pas aussi omnipotent qu’ils veulent l’accréditer, mais, surtout, que les mécanismes institutionnels et décisionnels sont parfaitement opératoires et valables quand existe la volonté de les actionner. Driss Jettou, longtemps décrié, qualifié de technocrate apolitique, de " makhzénien économique ", n’est rien d’autre qu’un patriote actif, réaliste et pragmatique. Il apporte la preuve, à la tête d’une équipe où cohabitent des jeunes et des moins jeunes, des " politiques " de vieille souche et des " tendrons " de l’engagement partisan, qu’il est aujourd’hui possible d’aller de l’avant, de mettre en route de profondes réformes, au profit du pays, sans esprit sectaire et sans préoccupations politiciennes trop évidentes. A la moitié d’une législature dont la fin sera extrêmement tendue, du fait des enjeux électoraux et des ambitions qui se dessinent déjà, on pressent ainsi qu’il donne, avec ses collègues venus d’horizons divers (et parfois divergents), une magnifique leçon d’engagement patriotique et d’efficience collective, au point où, pour certains, il apparaît comme le seul homme politique de la scène nationale ! D’aucuns ont bien compris le danger qui s’empressent, lors de meetings publics ou d’entretiens à la presse, de ternir son action et son bilan alors que leur démarche est aussi petite que la part qu’ils prennent dans la réalisation des acquis du gouvernement auquel ils participent ou qu’ils soutiennent… Car Jettou, outre ses propres compétences, sa modestie et sa forte capacité de travail, (n’est-ce pas MM. Osman, El Fassi, et consorts), a également comme atout la présence à ses côtés de jeunes ministres qui le secondent parfaitement et qui, le moment venu, ne manqueront sans doute pas de faire valoir, dans leurs partis respectifs, leurs ambitions et leurs atouts en face de dinosaures qui, tôt ou tard, devront quitter la scène politique. M. Jettou, qui travaille sans relâche, accepte les critiques, communique avec la presse (écrite du moins), mérite amplement les lauriers que plusieurs confrères viennent de lui tresser. N’en déplaise à Abbas et aux autres ! Fahd Yata
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