| | Articles » Actualité | | Maroc Telecom, Samir et Accor, quand l’Etat veut, il peut ! |
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Auteur : Publier le : December 23, 2004
Avec cette convention, la Samir poursuivra certes, ses opérations de raffinage, mais elle devra dans le même temps, engager un processus draconien (et coûteux) de mise à niveau de ses équipements, de renforcement de ses mesures et procédures de sécurité, de fabrication ou d’importation de produits de moins en moins polluants, conformes aux normes environnementales édictées par les pouvoirs publics. Mais, en outre, le monopole de fait exercé par la Samir sera désormais battu en brèche puisque les distributeurs locaux ou étrangers auront la possibilité d’importer, aux mêmes conditions que le raffineur, un volume important de produits pétroliers. Dans cette affaire, comme l’a expliqué le ministre de tutelle, l’Etat a pleinement exercé son pouvoir de souveraineté et exprimé à la fois son attachement au processus de libéralisation du secteur des hydrocarbures ainsi que son souci de garantir la sécurité énergétique du pays. Le deuxième exemple de la volonté de l’Etat d’accompagner le développement économique aurait pu, par contre, être totalement négatif si une démarche intelligente et patiente de résolution des incompréhensions n’avait pas été entreprise entre un grand groupe hôtelier et touristique international, Accor et une Administration quelque peu “ crispée ”, l’Agence urbaine de Casablanca. Pour des raisons certes légales, mais qui ne tenaient pas compte de l’enjeu multiple d’un projet structurant pour la métropole économique, la présence et la pérennité d’Accor au Maroc auraient pu être menacées, du fait d’un refus d’examiner quelques dérogations à un schéma urbanistique obsolète. 500 emplois directs, 500 millions de dirhams d’investissement, la rénovation d’une zone sinistrée en plein centre de Casablanca étaient en jeu quand certains s’en tenaient au texte d’un règlement et non à son esprit. Mais le bon sens et la souplesse ont fini par prendre le dessus au bénéfice premier de Casablanca qui aura son “ City Center ”. Le troisième et dernier exemple de cet accompagnement de l’Etat, qui doit être constamment présent à l’esprit de nos fonctionnaires, grands et petits, de nos commis et ministres est celui de la formidable aventure internationale de Maroc Telecom, dans sa quête de huit milliards de dirhams pour rétribuer l’introduction en bourse de 15 % du capital de l’opérateur historique. Dans leur tour du monde en dix jours (plus vite donc que le célèbre Philéas Fogg de Jules Verne), MM. Oualalou et Ahizoune ont rencontré plus de 600 représentants d’investisseurs internationaux. Ce sont 156 milliards de dirhams qu’ils se sont entendus proposer par des financiers de haute volée, habitués à évaluer et apprécier les opportunités d’investissement. Maroc Telecom est un bijou que les plus grands fonds, les banques et les compagnies d’assurances les plus exigeants de par le monde souhaitaient acquérir. L’offre était alléchante, et la demande a littéralement explosé. Nulle incitation ou carotte fiscale, nul avantage particulier, juste une entreprise performante, bien gérée, moderne et ambitieuse et le Royaume se voyait proposer quarante fois sa mise ! Quel enseignement tirer de ces trois exemples, sinon que l’Etat, quand il le veut, quand il se donne les moyens de la souplesse et de la réactivité, peut effectivement accompagner ce processus de développement économique et social dont nous avons tant besoin et qui, indéniablement, passe par la pleine implicaton de l’investissement privé, local ou étranger. On a connu le pire, le temps du meilleur devrait perdurer… Fahd Yata
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