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Au diable la coupe du monde ! (Tanger) Dakar 2005

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Publier le : January 6, 2005

Après deux jours passés en Espagne, le Dakar 2005 a débarqué, dimanche 2 janvier 2005, au port de Tanger, au Maroc, en Afrique, sa terre de prédilection. En quatre jours et autant d’étapes dans ce beau bled qui est le mien, autos, motos et camions auront arpenté les autoroutes, les routes nationales, secondaires, les pistes rocailleuses plus ou moins carrossables, les dunes infranchissables…
Le Dakar fait les gros titres de tous les JT des chaînes du paysage audiovisuel français (et PAF: le Maroc! Partout! Partout!) Plus globalement, la planète entière a les yeux rivés sur cette course mythique, un défi sportif sans pareil, un des rendez-vous majeurs des sports mécaniques, largement couvert par les médias internationaux.
La planète entière a donc pu se délecter de la beauté de nos panoramas, en ces temps où le tourisme est, plus que jamais -infiniment plus que lorsque les terroristes d’Al Qaïda, du Hezbollah ou de Hamas détenaient le monopole de la violence physique illégitime, par exemple - une activité périlleuse.
Les résumés quotidiens du Dakar à la téloche, sur les chaînes du bouquet TPS ou sur 2M, sont des moments de détente opportuns dans cet océan (hertzien, audiovisuel) d’infos pénibles, funestes, désastreuses, portant sur les tsunamis qui ont ravagé le clair des pays baignés par l’océan Indien.
Accueillir ne serait-ce qu’une étape du Dakar a, davantage que les campagnes de communication de l’ONMT du genre “ Le plus beau pays du monde”, une incidence positive, et franche, sur les chiffres du tourisme au Maroc. Tenez! Essayez de vous mettre dans la peau d’un touriste qui tombe, coup sur coup, sur un spot de l’ONMT suivi d’un résumé d’une étape marocaine du Dakar… Le lac rose du Sénégal ne serait pas aussi célèbre, à travers le globe, si le rallye Paris-Dakar n’avait pas vu le jour, un beau (et béni) matin de décembre 78 (Cf. encadré 26 ans de défi). Mitsubishi, Volkswagen,Total ou Telefonica (sponsor officiel de l’événement) ne sont pas les seuls bénéficiaires de cette belle aventure.
Le Royaume lorgnait la coupe du monde; nous entendions faire de l’organisation de la fête de la FIFA une dynamo pour le développement économique. Nous nous sommes pris une veste à Zurich, mais nous continuons de méjuger de l’importance du Dakar dans les pays “émetteurs” de touristes. Certes, à l’inverse du Mondial, le Dakar ne fait pas se déplacer des centaines de milliers de supporters. Mais, il n’en demeure pas moins que ce rallye incroyable, qui allie sports mécaniques et de l’extrême, déchaîne les passions.
Au diable la coupe du monde de football! Peut-être que l’organisation du Mondial aurait foiré financièrement; peut-être nous serions-nous réveillés, après la compétition, avec une gueule de bois aussi sévère que celle que trimballe la Grèce depuis la fin des JO d’Athènes. 
Pour gagner le pari du développement, le Maroc doit, autant que faire se peut, intensifier ses efforts dans le dessein d’organiser, sur son sol, davantage d’événements sportifs et culturels majeurs. Des manifestations telles que Le Dakar, le Festival du film de Marrakech, ou encore les tournois Hassan II (de golf, de tennis, de foot) font connaître le Royaume de par le monde. La tenue d’un round du championnat du monde de Formule 1 ou d’un Tour du Maroc cycliste, “fait dans le même bois” que le Giro (le tour d’Italie) ou la Vuelta (le tour d’Espagne) conforterait la bonne image dont jouit le Maroc auprès de l’opinion publique internationale, et contribuerait drôlement à la réalisation des objectifs touristiques fixés en 2010.  

M.L.

26 ans de défis

En 1977, un motard casse-cou dénommé Thierry Sabine se perd sur son engin dans le désert de Libye, alors qu’il prenait part au rallye Abidjan-Nice. Retrouvé in extremis, il rentre en France avec une idée derrière la tête. Le désert l’a envoûté. Il envisage alors de faire connaître et apprécier sa passion à un maximum de personnes. Une idée le taraude: les plonger dans cet infini sablonneux, leur imposer un parcours débutant en Europe, traversant le Sahara, et s’achevant à Dakar. Le projet se concrétise rapidement.
 “Le Paris-Dakar s’ouvre sur un monde inconnu dans lequel Thierry Sabine apparaît comme un véritable pionnier. Son credo sera alors: “ Un défi pour ceux qui partent. Du rêve pour ceux qui restent. ” L’Afrique demeure en effet un des continents qui fait le plus rêver et qui offre de multiples facettes”, peut-on lire sur le site Web officiel du Dakar 2005.
Le 26 décembre 1978, heureux qui, comme Thierry Sabine, réalise son rêve!   La première édition du Paris-Dakar prend son envol Place du Trocadéro, à Paname. 170 concurrents prennent le départ pour une course de 10.000 kilomètres sur les pistes d’Algérie, du Niger, du Mali, de la Haute-Volta et du Sénégal. La course la plus médiatique des années 80 s’invita souvent au Maroc, depuis, grâce  notamment à une conjoncture géopolitique favorable (depuis le début des années 90, il faut avoir le cran de Tom Cruise dans “Mission impossible” pour traverser l’Algérie, cet Etat voyou secoué par la guerre civile).
Depuis quelques années, ce n’est plus dans la ville lumière, mais à Barcelone, qu’ont lieu les premiers tours de roue du Dakar. Mais c’est à Tanger que s’esquisse véritablement l’empoignade entre les concurrents. Tanger-Dakar qu’il devrait s’appeler, ce glorieux rallye!  


Médias à gogo

- 107 heures de diffusion audiovisuelle, près de 4.000 articles en presse écrite; un total de 7.276 sujets (presse écrite, TV et radio).

- Près de 500 heures de programmes diffusées à travers le monde dont plus de 25 heures sur France Télévisions.

- En 2004, 62 chaînes ont couvert l’épreuve sur plus de 170 pays.



 

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