Catégorique, le patron de Dellah Baraka ne mâche pas ses mots. Ce qui est important à ses yeux, c’est que l’investisseur étranger trouve un partenaire local compétent, fidèle et sincère. «Une loi d’investissement n’aurait aucune importance en l’absence d’un partenaire correct et aussi d’une Justice neutre et indépendante», a-t-il dit. Importantissimo: Cheikh Kamel ne compte pas pour autant mettre fin aux investissements de son groupe au Maroc à cause de l’affaire qui l’oppose actuellement à Azzeddine Lakhouaja, son associé dans le projet du Palais des Roses. «Le Maroc est mon pays. Si j’ai fait le mauvais choix en confiant l’intégrité de la gestion du projet du Palais des Roses à une personne qui ne s’est pas montrée digne de cette confiance, cela ne veut pas dire que tous les Marocains sont ainsi. Les personnes de cet acabit existent partout dans le monde. Pour une telle affaire mineure, Dellah-Baraka ne quittera, en aucun cas, son pays, le Maroc”, a-t-il précisé en ajoutant qu’il est déterminé à aller jusqu’au bout pour que l’opinion publique sache toute la vérité sur cette affaire. Alors que dit Cheikh Kamel sur cette affaire: « L’état actuel du projet s’explique essentiellement par l’incapacité de notre associé d’accompagner les besoins d’investissement dudit projet. Ce qui a fait augmenter les dettes des petits fournisseurs et en conséquence, notre groupe a jugé nécessaire de procéder à une hausse du capital. Et Dieu seul sait que si nous avons réagi ainsi, c’est pour soutenir les dus de ces fournisseurs. Donc, notre but n’était en aucun cas de s’accaparer de l’hôtel». Seulement, notre associé, continue Cheikh Saleh, n’a pas voulu ou pu suivre l’augmentation du capital qui devenait une nécessité. Partant, « nous étions obligés de recourir à la Justice qui a approuvé notre requête. Malheureusement, l’exécution n’a pas suivi et la partie adverse tente de retarder la procédure d’exécution à travers plusieurs manoeuvres et le monsieur qui est toujours en charge de la direction de l’hôtel continue d’accumuler des erreurs tout à fait préjudiciables à l’établissement et à la réputation du groupe qui ne s’est jamais trouvé dans des situations pareilles». Première des erreurs est le fait de confier la construction du projet à une société qui lui appartient et qu’il a créée à cet effet. Les clauses de l’accord de base stipulent que c’est une entreprise internationale qui devait prendre la charge de la gestion de l’hôtel. Car tout simplement, notre groupe ne gère pas d’hôtels. Il m’a laissé croire que c’est une entreprise internationale qui fera l’affaire et que c’est celle-ci aussi qui donnera les garanties nécessaires. Alors qu’après, il s’est avéré que rien de cela n’est vrai». Pour ce qui est du projet de Taghazout, Cheikh Kamel a tenu à préciser qu’apparemment, son groupe accorde un intérêt particulier à ce projet. « De notre part, nous avons déjà affiché notre engagement et notre volonté d’investir à Taghazout. Mais tout dépend du gouvernement marocain».
Dans tous les cas, cette affaire n’a pas pris fin pour autant. Les jours à venir s’annoncent houleux . Palais des Roses, Taghazout, la Chaîne de télévision M3...Qu’arrive-t-il aux projets d’investissement de Dellah-Baraka conclus avec des Marocains pour qu’ils n’aboutissent pas, voire, pour qu’ils finissent mal?
Affaire à suivre...
H.Zaatit