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De l'article 28

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Cet article qui prévoit que " Tout membre d'un parti politique peut s'en retirer temporairement ou définitivement et en tout temps, nonobstant toute clause contraire, à condition de satisfaire à la procédure prévue à cet effet par les statuts des partis", fera certainement plaisir aux chefs de nos formations politiques. Dès lors, la question du renouvellement de l'élite politique se pose avec acuité. Ainsi, à l'exception de MM M'hamed Boucetta, ex-S.G de l'Istiqlal, El Youssoufi ex-1er Secrétaire de l'USFP et El Khatib ex-S.G du PJD qui ont eu le courage et l'intelligence de présenter leur démission, les autres leaders des partis politiques ne se retirent jamais de leur propre gré. Au sein de la majorité des partis où la gérontocratie dispose de positions stratégiques et puissantes, rien n'indique aujourd'hui que le système de fonctionnement de la classe politique du pays est en voie de régénération. Les chefs de la plupart de ces formations, à l'image de Mahjoubi Ahardane, Ahmed Osman, Bensaïd Aït Idder, ou encore à l'image des syndicaliste Amaoui, Mahjoub Ben Seddik et Abderrazzek Afilal, sont devenus avec le temps des gérontocrates au leadership accaparant la vie politique et syndicale depuis des décennies. Les moins âgés, de M. El Yazghi à M. Ismaïl Alaoui , de M. Mohamed Laenser à M. Abbas El Fassi, ont dépassé, depuis quelques temps déjà, le cap de la soixantaine. Il ne saurait dans cette approche, être question de regretter cet état de fait, mais la présence de ces personnalités politiques, la persistance de leur domination sur les appareils des partis, leurs ambitions et appétits politiques encore vivaces, ne sont sans doute pas le gage d'une mutation prochaine. L'on peut même dire que cette réalité est encore soulignée par la position d'attente aux seconds postes, de dirigeants qui ont légitimement le droit de penser que la relève de leurs prédécesseurs passera par leur promotion personnelle (eux aussi ne sont plus de la première jeunesse et pourtant, ils attendent encore, sinon leur tour, du moins leur chance). Résultat : ce sont les mêmes têtes qui accaparent la scène politique nationale se croyant ainsi indispensables à la survie de la formation qu'elles dirigent et véritables maîtres à bord, incontestablement incontestés. Quelle prétention ! Par conséquent, le fossé constaté entre l'écrasante majorité de la population marocaine, les jeunes en particulier, et cette classe politique, s'élargit. Dans ce contexte, l'on ne peut qu'espérer que ce nouveau texte de loi sur les partis politiques clarifiera cette question du renouvellement des élites politiques au Maroc.          

H.Zaatit



 

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