Au Centre régional d'investissement de Laâyoune Boujdour Sakia El Hamra, durant l’année 2003, le nombre de certificats négatifs retirés auprès de cet organisme se chiffre à 425. Tandis que pour le premier semestre 2004, ce nombre a atteint près de 282 certificats . Pour ce qui est de la création, 286 entreprises ont vu le jour durant l’année 2003, contre 259 créations lors du 1er semestre 2004. Les personnes physiques prédominent à hauteur de 70%, cependant que pour les personnes morales, la S.A.R.L. est la plus choisie par les entrepreneurs. Quant à l'aide aux investisseurs, M. Hassana Maoulainine, Directeur du Centre, souligne que durant l’année 2003, 99 dossiers ont été satisfaits sur 134 dossiers traités. Selon les promoteurs, le montant global des investissements est de 525,81 MDH. Ces investissements engendreraient la création de 2378 emplois. Pour le 1er semestre 2004, une seule réunion s’est tenue ; 13 dossiers ont été satisfaits sur 16 traités. Selon les promoteurs, le montant global des investissements est de 122,36 MDH. Ces investissements engendreraient la création de 249 emplois. Le Directeur du Centre ajoute que l’investissement dans le secteur agroalimentaire arrive en tête, suivi du secteur de services et celui du tourisme. Toujours, dans le même ordre d'idée, pour les dossiers d’investissement dépassant les 200 MDH déposés au niveau du Centre et adressés à la commission interministérielle, ils sont au nombre de (05) et concernent le secteur de la pêche. M. Maoulainine précise, cependant, que ces investissements sont d’un montant global de 1602 MDH et pourraient engendrer la création de 4949 emplois. Concernant le rôle du CRI de Laâyoune Boujdour Sakia El Hamra dans les différents projets signés par l’APDS, il sera celui de l’information des investisseurs de toutes les réalisations qui concernent les infrastructures et les équipements qui ont une relation avec l’investissement dans la région. En outre, l’Agence compte investir dans les équipements et les infrastructures ce qui serait important de signaler aux investisseurs. À la question de savoir pourquoi les investisseurs ne se bousculent pas au portillon, M. Maoulainine commente en ces termes. "D’abord, il y a lieu de constater que les investissements sont partout très sollicités et pour cela ils ne se bousculent nulle part. Pour notre région, qui recèle des potentialités économiques importantes, l’éloignement et le manque de communication posent un vrai problème; notre centre essaye de développer les outils nécessaires pour faire communiquer les avantages de l’investissement dans la région et la faire connaître auprès des investisseurs potentiels aussi bien nationaux qu’internationaux. Dans ce cadre notre centre vient d’achever l’impression de son magazine intitulé “ Le Régional de l’Investissement ” qui a pour objectif la mise en relief des atouts de la région, de présenter les opérateurs locaux, privés et publics, d’identifier les secteurs clés de l’économie régionale et d’illustrer, grâce à des interviews exclusives de personnalités locales, la vie économique et sociale de la région." conclut M.Laoulainine.
M.S.