Au mois de ramadan, nos habitudes alimentaires sont complètement chamboulées. On mange souvent mal, parce qu’on mange trop et tard. Notre comportement alimentaire prend des allures inquiétantes au risque de nuire à notre santé. Riche en glucides et en lipides, notre alimentation durant le mois de ramadan est mal équilibrée. Nos tables sont tellement garnies qu’elles font tourner la tête. Elles abondent de nourriture. On y trouve de tout. Viennoiseries, dattes, “briouates”, pain, oeufs, “Rgaifs”, “baghrir”, “Hrira”, fromages, lait, café....et poisson. Alors que notre corps n’a pas besoin de tout cet arsenal d’alimentation!
En effet, à l’exception de quelques familles gardiennes des traditions marocaines, on voit de plus en plus de poissons (particulièrement frits) servis au repas de la rupture du jeûne. Une habitude qui choque certaines personnes, puisque l’on a tous un jour entendu dire que l’association entre le poisson et les laitages est dangereuse.
Selon Mme Maria Benjelloun, conseillère en diététique et nutrition, il s’agit tout simplement d’idées reçues qui n’ont pas de véritables explications médicales. “Il est vrai qu’on peut noter parfois des irruptions cutanées chez certaines personnes à la suite de ces mélanges, mais on ne sait pas si elles sont dues à la forte teneur en protéine dans le poisson et le lait. Toutefois, il est à préciser que les protéines du poisson sont riches en acides aminés et leur digestibilité est excellente. Les protéines du lait sont à leur tour riches en lysines, elles ont une valeur biologique excellente.”
Par ailleurs, Mme Benjelloun insiste sur l’importance de l’hydratation et d’une alimentation variée mais surtout équilibrée durant ce mois de ramadan. “En fin de journée, notre corps est déshydraté et le taux en glycémie est très faible. Un sucre rapide (dattes) et un liquide (eau, ou jus) est recommandé, tout comme une soupe de légumes, un féculent (sucre lent), un laitage et un oeuf (pas tous les jours) permet d’équilibrer ce premier repas.” explique la diététicienne. “Il faut penser à prendre beaucoup de liquide (eau, thé, café, lait, jus de fruit pour hydrater son corps”après la rupture du jeûne. De plus, il faut compter un minimum de trois heures entre le ftour et le dîner.” Ce dernier, précise la spécialiste, doit comprendre des protéines (viandes, volailles, poissons), un féculent (pain, pâtes…), des fruits et légumes. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le repas du shour est indispensable. “Un sucre lent (Krachel, pain, fekkas…), un laitage, un fruit et un verre d’eau pour terminer, c’est important pour notre organisme”
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La surcharge pondérale est souvent liée à un abus de sucre
Les glucides et les hydrates de carbones sont indispensables pour notre organisme. Ils fournissent près de 50% des apports énergétiques d’origine alimentaire. On retrouve les glucides sous forme de glucose, indispensable pour le cerveau, aux globules rouges, aux reins, aux muscles. D’où l’intérêt des sucres dans la production d’énergies. On les retrouve essentiellement dans les pommes de terre, les céréales et dérivés, certains légumes, les fruits, laitages, sans oublier les glucides qui entrent dans la composition de certains aliments, ce qui rend leur teneur en sucre très élevée. D’où l’intérêt de ne pas en abuser. Les nutritionnistes conseillent 300 grammes de glucides par jour pour un adulte.