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Alger reçoit une grosse baffe ONU-Sahara, 4e commission

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Cela constitue "un signal clair donné à M. Kofi Annan et à son représentant spécial pour aller de l'avant et au delà du plan Baker, et tenter de trouver un dénominateur commun entre les parties", a affirmé l'ambassadeur, représentant permanent du Maroc auprès de l'ONU, M. Mohamed Bennouna.
Pour sa part,e Secrétaire général des Nations-Unies, M. Kofi Annan a affirmé, mardi 18 octobre à Londres, qu'il n'a rien de dramatique à rapporter dans son prochain rapport au Conseil de sécurité sur la question du Sahara.
"Je n'ai rien de dramatique à rapporter dans mon prochain rapport", a dit M.Annan lors d'une conférence de presse conjointe tenue avec M. Jack Straw, secrétaire au Foreign Office, au siège du ministère britannique des Affaires étrangères.
Le responsable onusien, qui répondait à une question sur l'évolution de la question du Sahara, a souligné que l'ONU continuera de travailler avec les parties concernées en vue de parvenir à une solution à ce problème.
"C'est un conflit qui dure depuis longtemps. Et comme vous le savez, mon envoyé spécial, M. James Baker avait démissionné il y a quelques mois et j'ai désigné un nouvel envoyé en la personne de M. Alvaro de Soto"
"L'accord initial portait sur l'autodétermination et nous essayons de trouver un terrain d'entente entre les parties de façon à avancer vers une solution", a encore dit le secrétaire général de l'ONU.
Un camouflet pour Alger
"L'Algérie a recueilli le plus mauvais score de mémoire des Nations-unies", a fait remarquer le représentant marocain à l’ONUdans une déclaration diffusée mardi par la radio Médi I, en soulignant la médiocrité du score obtenu par le camp algérien.
Le Maroc, a-t-il précisé, a fait tout son possible pour maintenir le consensus et donner un appui fort à tout ce que fait le Secrétaire général des Nations-Unies et son représentant spécial. M. Bennouna faisait ainsi allusion à l’absence d’accord lors des travaux préliminaires au vote au sein de la quatrième commission onusienne, dite de décolonisation. On rappellera que les diplomaties marocaine et algérienne à New York avaient cherché, dans un premier temps, à présenter un texte consensuel devant ladite commission, conformément aux usages et pratiques de l’ONU en la matière. Cette tentative, qui avait l’appui de la majeure partie des délégations présentes, avaient d’ailleurs eu pour conséquence le report de deux jours du vote final de la quatrième commission. Mais le représentant du pouvoir algérien, revenant sur l’ensemble de la démarche, avait imposé lundi 17 octobre le vote, lequel a produit les résultats que l’on sait et constitue, indéniablement, un sévère camouflet pour Alger et les séparatistes.
C’est que les Nations Unies sont un lieu pour aider les pays à régler leurs différends et parvenir à des solutions politiques définitives de façon pacifique et mutuellement acceptable par la négociation, de manière à rétablir des relations normales entre l'Algérie et le Maroc et à ouvrir la voie à la construction du Maghreb, a déclaré dans un esprit positif le représentant permanent du Maroc à l’ONU, ajoutant que "malheureusement l'Algérie, qui s'entête à ignorer le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et à faire obstacle à ce processus nouveau de recherche d'une solution politique, a pris la lourde responsabilité d'appeler au vote".
Ainsi, comme l’a noté le ministère des affaires étrangères et de la coopération dans une déclaration publiée mardi 18 octobre à Rabat, les trois quarts de la communauté internationale, dont les deux tiers des Etats africains, l'ensemble des membres de l'Union Européenne et 11 sur les 15 membres du Conseil de sécurité, se sont abstenus d'appuyer la résolution algérienne, renouvelant par la même leur confiance et leur encouragement au Secrétaire général et à son représentant spécial pour persévérer sur la voie d'une solution politique consensuelle et définitive du différend.
"En appelant à voter pour un projet de résolution qui ignore le Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU, M. Alvaro De Soto, l'Algérie a opté délibérément pour le blocage des efforts de recherche d'une solution politique mutuellement acceptable, malgré qu'elle ait voté le 29 avril en faveur de la résolution 1541 du Conseil de Sécurité qui appelait le Secrétaire général et son Envoyé personnel à poursuivre ces efforts", a notamment souligné l'Ambassadeur Mohamed Bennouna.
Le diplomate marocain n’a pas manqué de rappeler qu'à la suite de la démission de M.James Baker le ler juin dernier, le Secrétaire général des Nations Unies, M. Kofi Annan avait, par lettre datée du 11 juin 2004, et adressée au Président du Conseil de Sécurité, décidé "qu'en sa qualité de Représentant spécial du Secrétaire général pour le Sahara occidental, M. Alvaro De Soto poursuivrait avec les parties et les pays voisins la recherche d'une solution politique juste, durable et acceptable par les parties".
L'Algérie, a-t-il constaté, qui a pourtant voté en faveur de la résolution 1541 du Conseil de Sécurité, a choisi aujourd'hui de denier à M. De Soto son rôle de médiateur dans la poursuite de la recherche de la solution politique.
Elle porte ainsi une lourde responsabilité dans le blocage de la recherche de la solution politique, après qu'elle ait fermé la porte à la coopération bilatérale avec le Maroc et à la construction du Maghreb.
On comprendra donc que cette tentative de sabotage du processus de recherche de la solution politique est en contradiction flagrante non seulement avec le vote par l'Algérie en faveur de la résolution 1541 du 29 avril dernier, mais aussi avec sa qualité de membre du Conseil de Sécurité, à un moment où M. De Soto doit présenter son prochain rapport à ce Conseil dans les jours qui viennent, a affirmé le diplomate marocain, précisant que le Représentant spécial rendra compte de son action en faveur de la solution politique après la tournée d'évaluation qu'il vient d'effectuer dans la région.
Lorsqu'il a reçu M. De Soto, le 6 Septembre dernier, SM le Roi Mohammed VI lui a réitéré l'engagement du Maroc de poursuivre sa coopération avec les Nations Unies et les autres parties pour la recherche d'une solution politique mutuellement acceptable, a rappelé M. Bennouna.
En outre, lors d'un entretien téléphonique avec le Secrétaire général de l'ONU, samedi dernier, SM le Roi a réitéré à M. Kofi Annan cette même volonté d'oeuvrer avec lui et son Représentant spécial, M. De Soto, pour parvenir dans les meilleurs délais à une solution politique négociée, a-t-il encore rappelé.
C’est pourquoi, le représentant du Maroc a appelé, lors de son intervention devant la quatrième commission les Etats membres de l’ONU, à s’abstenir sur le projet de résolution parrainé et présenté par l’Algérie.
On se souviendra que les travaux de la Commission de décolonisation de l’ONU, plus connue sous l’appellation de "quatrième commission", donnent lieu à des recommandations et des résolutions qui n’ont pas un caractère obligatoire ou contraignant, mais qui constituent des indications claires sur les points de vue dominants au sein de la communauté internationale des Etats. De tradition, il n’est pas d’usage de voter contre un texte présenté par un Etat membre lors de la réunion annuelle de la quatrième commission, qui a lieu chaque année à partir de la tenue de l’Assemblée générale de septembre. La seule pratique d’opposition au sein de ladite commission, outre l’expression orale de la position, qui apparaît alors dans les documents officiels de cette instance, est l’abstention lors du vote final d’un projet de résolution.
Il est donc particulièrement clair qu’en s'abstenant sur le projet présenté par l'Algérie, les membres de cette Commission ont démontré leur appui au Secrétaire général et à son Représentant spécial, M. De Soto, dans leurs efforts pour un règlement politique négocié.
En effet, 89 pays sur les 141 votants ont répondu à l'appel du représentant du Maroc. C’est une majorité écrasante d’Etats qui s'est ainsi abstenue de voter le projet de résolution algérien concernant le Sahara marocain.
Dans la " déclaration autorisée  " évoquée plus haut, le ministère marocain des AE a souligné que :''Pour la première fois, depuis que les Nations Unies ont décidé en 1990 de se saisir du différend régional maroco-algérien, né de la récupération par le Maroc de ses provinces du Sud, la Quatrième Commission a été contrainte par l'Algérie à voter une résolution sur cette question, brisant ainsi le consensus qui a toujours caractérisé l'adoption par ladite commission de cette résolution''.
Pourtant, a-t-on ajouté de même source, dès le début des travaux sur ce point, les deux délégations, marocaine et algérienne, s'étaient mises d'accord pour travailler ensemble en vue d'un consensus, en se limitant à actualiser la résolution A/58/109 adoptée par l'Assemblée générale en 2003, en vue d'y introduire les nouveaux développements enregistrés depuis lors.
Alors que les négociations se poursuivaient entre les deux délégations sous les auspices du président de la Quatrième Commission, comme de tradition, l'Algérie a pris la décision unilatérale de présenter un projet de résolution qui s'écarte de l'approche convenue entre les deux parties afin de préserver le consensus de l'année dernière, a poursuivi le communiqué.
Dans son projet, a-t-on rappelé, l'Algérie a mis en exergue la résolution 1495 du Conseil de sécurité de juillet 2003, et particulièrement son passage sur l'appui au Plan de paix, en ignorant le contenu et l'apport de la résolution 1541, adoptée par le même Conseil, le 29 avril 2004. Plus encore, l'Algérie a éliminé dans sa résolution toute mention du Représentant spécial, pourtant mandaté par le Secrétaire général, dans le cadre des prérogatives que lui reconnaît la Charte, pour poursuivre les efforts tendant à dégager une solution politique définitive et acceptable pour tous.
L'Algérie a rejeté toutes les médiations et les propositions émanant de plusieurs pays et groupes de pays, y compris de membres permanents du Conseil de Sécurité, destinées à préserver le consensus, et a persisté dans sa volonté de faire obstruction à toute formulation qui reconnaît le rôle du Représentant spécial et appuie ses efforts.
L'obstination de l'Algérie à faire passer, coûte que coûte, un projet de résolution qui conteste l'autorité du Secrétaire général des Nations Unies et interfère dans ses attributions, traduit une volonté délibérée de compromettre les prochains débats du Conseil de sécurité sur cette question et partant de bloquer tout progrès sur la voie d'un règlement définitif et durable de ce différend, a souligné le communiqué.
Les résultats du vote de lundi dernier sur le projet algérien ont démontré que la communauté internationale demeure attachée à une solution politique négociée et définitive de ce différend, a indiqué la même source, ajoutant qu' il est significatif que sur les 191 membres des Nations Unies, seuls 52 ont voté en faveur dudit projet, alors que 89 pays se sont abstenus et 50 n'ont pas pris part au vote.
Au-delà de l'arithmétique, les tractations à la Quatrième Commission, la mobilisation qui les a accompagnées et les médiations entreprises durant ces derniers jours confirment une réalité incontournable : le différend sur le Sahara est bel et bien un différend maroco-algérien et l'Algérie demeurera comptable vis-à-vis du Conseil de Sécurité dont elle est membre, et de l'ensemble de la Communauté internationale pour tout retard dans son règlement, a souligné le communiqué des AE.
Cette déconfiture de la diplomatie algérienne n’est pas passée inaperçue, puisqu’elle a été largement commentée par les correspondants des agences de presse internationales présentes au siège de l’organisation des Nations Unies.
Le vote lundi par la quatrième commission de l'assemblée
générale de l'ONU d'une résolution sur le Sahara a constitué une victoire diplomatique pour le Maroc et un coup sévère pour l'Algérie, lisait-on mardi dernier dans les dépêches d'agences de presse internationales qui commentaient depuis les Nations Unies les résultats de ce vote.
Le Maroc a remporté une victoire diplomatique lundi à l'ONU dans la querelle qui l'oppose de longue date à l'Algérie écrit l'Agence France-presse (AFP).
Pour l'agence de presse espagnole EFE, la forte abstention qui a marqué la résolution sur le Sahara constitue une victoire pour le Maroc.
Le correspondant de EFE au siège de l'ONU à New York a relevé que la délégation de l'Algérie est sortie de la réunion visiblement de mauvaise humeur, notant que la forte abstention qui a marqué ce vote, notamment celle d'un grand nombre de pays de l'Union européenne, comme l'Espagne, a provoqué une brèche dans l'unité qui caractérise durant les dernières années cette commission.
Le fait que 89 membres se soient abstenus lors du vote de cette résolution  réduit le poids politique de celle-ci et surtout son poids moral, d'autant plus que les décisions de la 4-ème commission ne sont pas contraignantes estime d'autre part EFE.
 Reuters écrit, pour sa part, que ce vote constitue un coup sévère pour l'Algérie. L'agence cite l'ambassadeur, représentant permanent du Maroc auprès de  l'ONU, M. Mohamed Bennouna, qui a rappelé que le Royaume a toujours soutenu un règlement diplomatique négocié de la question du Sahara marocain, tout en soulignant que " nous devons aller au delà du plan Baker".

F.Y



 

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