Il arrive un moment où l'on ne sait quel autre sentiment éprouver que la nausée et l'écoeurement ! On en a assez ! Oui, assez de ces gens bizarres que l'on croise dans les conférences de presse, les cafés, les trains...Des gens qui ont le plus souvent la "gentillesse" de vous accompagner partout. Des gens qui tendent l'oreille à toute discussion. Qui donnent, par leur comportement, leur vestimentaire et leur look, le triste spectacle d'une conduite sécuritaire, version T'barguig et T'hanziz (“ehdiaille”, le pendant marocain du FBI), puéril et ridicule. Il semble que le mode de fonctionnement de nos services des Renseignements Généraux (Ah, pardon! service T'barguig et Tachekamet) devient d'année en année caduc, dépassé et ne donne aucun signe de changement ou d'accompagnement de la soi-disant évolution dans le domaine des libertés publiques. Il semble qu'hier, comme aujourd'hui, ce sont les mêmes hommes qui continuent de créer la psychose pour que la peur règne. Contrairement donc à tout ce que l'on attendait, l'appareil sécuritaire n'a trouvé comme champ pour calmer sa fermeté et sa sévérité que celui des libertés. Où sont-ils passés, ces agents, lorsque le serial-killer de Taroudant a assassiné huit gosses après avoir abusé d'eux sexuellement? où étaient-ils la tragique nuit du 16 mai? Bien sûr, ils étaient dans les cafés et dans les salles de conférences à mater les gens, sans vergogne. On nous a promis la transparence, mais on a introduit la suspicion, le doute et le désespoir. On nous a promis un climat sain, mais on nous a insufflé la peur...Qu'éprouver d'autre que dégoût et haut-le-coeur? Un sentiment de colère, peut-être. La colère d'un Maroc dont le revenu moyen de ses fils ne dépasse guère 1800 Dhs. La colère de ces millions d'employés et d'ouvriers auxquels on refuse un coup de pouce, ne serait-ce que leur donner le Smig... Ou encore ces jeunes chômeurs qui ont perdu toute envie de croire aux réformes annoncées ça et là. Le coût de la vie qui ne cesse de porter un coup dur au pouvoir d'achat de la majorité de la population marocaine. Notre économie qui n'arrive toujours pas à décoller. Ou cette classe politique éparpillée et décevante à tous les niveaux...Tout ça se passe bien chez nous! On espère que vous en êtes au courant!
H.Zaatit