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Le renouveau a commencé Rentrée scolaire

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Au ministère de l'Éducation Nationale et de la Jeunesse, on se presse à toutes les portes. Mais c'est à la Direction de la Stratégie, de la Statistique et de la Planification des Statistiques Scolaires que le temps est compté. Rentrée scolaire oblige. Dans ce cadre, un travail de titan est en cours pour établir le nombre définitif des nouveaux inscrits qui devrait être publié le 16 septembre, le jour de l'ouverture des classes. À cette, occasion, M. Habib El Malki, ministre de l'Éducation nationale, de l'enseignement supérieur, de la Formation des Cadres et de la Recherche scientifique donnera un point de presse sur l'année scolaire 2004-2005. D'ici, une analyse du bilan de la rentrée scolaire 2003-2004, donne un avant-goût de cet événement. Pour arriver à ce résultat, faut-il le souligner, l’ex-ministère de l'Éducation nationale et de la Jeunesse (avant sa nouvelle appellation) a utilisé les moyens matériels et humains disponibles en faisant participer et mobiliser les différents acteurs et partenaires des horizons éducatifs, économiques et sociaux en vue de la réalisation des objectifs de scolarisation définis dans la charte nationale de l'éducation et de la formation. Résultat, commente un haut cadre du MEN, cet effort a eu un impact positif sur les différents cycles d'enseignement. Cette démarche a contribué notablement à activer le rythme des réalisations dans le secteur de l'éducation et de la formation. Pour le ministre, les différents résultats obtenus à travers l'exploitation des données du recensement scolaire organisé en novembre 2003 et ayant concerné les différents établissements de l'enseignement public et privé montrent l'importance de ces actions. Ainsi, dans l'enseignement préscolaire, l'effectif a enregistré un léger recul. Le Département explique que cela est inhérent principalement à la baisse de l'âge d'inscription en première année primaire qui a été ramené à 6 ans. Un autre facteur en serait à la base, notamment le fait que l'effectif des “enfants facilement scolarisables” à préscolariser serait absorbé et qu'il faut à présent prendre des dispositions spécifiques pour couvrir les tranches restantes difficilement accessibles. Pour ce qui est de l'effectif global des élèves scolarisés dans les cycles d'enseignement primaire, secondaire collégial et secondaire qualifiant, il est passé entre les années scolaires 2002-2003 et 2003-2004 de 5.780.234 à 5.834.888 élèves  et de 2.654.392 à 2.689.075 élèves pour les filles, réalisant respectivement un accroissement relatif de 1% et de 1,3%.

Évolution en dents-de-scie

Concernant les taux de scolarisation, ils se suivent pour les tranches d'âge 4-5 ans, 6-11 ans, 12-14 ans et  15-17 ans. Le taux de scolarisation des enfants de 6 ans a enregistré, au total 89,6% et 88,8% concernant les filles en 2003-2004 , contre respectivement 90,7% et 89,1% en 2002-2003 . Cet indicateur a connu une certaine constance au cours des deux dernières années, qui serait due au fait que la marge à scolariser, constituée d'enfants qui résident dans les zones enclavées ou qui appartiennent à des catégories sociales défavorisées, est difficilement accessible. Pour la tranche d'âge  6-11 ans, elle a enregistré un taux de scolarisation de 92,17% en 2003-2004 au niveau global et 89,4% pour les filles, contre respectivement 92,05% et 89,1% en 2002-2003.  Concernant la tranche  d'âge 12-14 ans, ce taux s'est accru de manière régulière passant ainsi de 66,3% à 68,8% entre 2002-2003 et 2003 - 2004  au niveau global et de 59,8% à 62,7% pour les filles. Le milieu rural a enregistré une croissance notable avec un taux qui passe de 47,2% à 50,1% au cours de la même période. Pour la catégorie de 15-17 ans le taux global de scolarisation réalisé en 2003-2004 s'élève globalement  à 42,82% et à 38,2% pour les filles, soit une augmentation respective de 1,6% et 1,8% par rapport à l'année précédente. Cette tranche se repartit en 5,5% dans le primaire, 59,7% dans le secondaire collégial et 34,8% dans le secondaire qualifiant . Selon les responsables techniques du ministère, cette situation résulte du phénomène de redoublement en  vigueur et de l'accès tardif à l'école.
Pour l'enseignement primaire public et privé, les effectifs des élèves ont atteint 4.070.234 élèves en 2003-2004 enregistrant une baisse de 31.000 élèves en comparaison avec l'année d'avant. Ce léger recul observé avec des proportions variées dans près de 13 régions du royaume est à attribuer à plusieurs facteurs liés à l'âge d'inscription. C'est dans ce contexte que les inscrits au titre de l'année 2003/2004 ont enregistré un total de 622.025 élèves au niveau du primaire dont 49.515 élèves issus du privé, contre 638. 410 élèves en 2002-2003, soit une baisse de 16.400 élèves. Cette baisse correspond relativement au recul constaté au niveau des effectifs de la tranche  d'âge 7 ans et plus, inscrits en 1ère année primaire, et ce, en comparaison avec l'année précédente. De son côté, l'effectif des scolarisés dans l'enseignement primaire public est passé de 3.119.000 à 3.847.000 élèves entre 1997-98 et 2003-2004, soit une croissance annuelle moyenne de 3,6%. Là également, on constate une légère baisse que le ministre attribue au facteur d'âge. Tandis que l'effectif des scolarisés dans l'enseignement secondaire collégial s'est accru au taux moyen annuel de 3,7% entre 1997-98 et 2003-04  atteignant ainsi un total de 1.161.390 élèves.
Pour sa part, l'enseignement secondaire qualifiant commence à s'implanter progressivement en milieu rural où près de 38.700 élèves sont inscrits en 2003-04, soit 6,4% de l'effectif total de l'enseignement secondaire qualifiant. Alors que l'ensemble des établissements de l'enseignement secondaire qualifiant est passé de 602 établissements en 2002-2003 à 615 unités en 2003-04 , y compris 40 collèges qui assurent à la fois des enseignements du secondaire collégial et  du secondaire qualifiant. Ces établissements se répartissent en 538 lycées d'enseignement général contre 526 en 2002-03, en 55 lycées d'enseignement général et technique contre 53 en 2002-03, en 20 lycées techniques et en deux annexes de lycée.
En milieu rural, l'effectif des lycées s'est accru de 6 unités passant de 89 à 95 établissements en 2003-04 en plus de 17 collèges où fonctionnent les classes des niveaux du secondaire qualifiant. Dans son bilan pour l'année 2003/2004, le MEN aborde d'autres sujets tels que la formation professionnelles, les centres professionnels régionaux (CPR) ou encore les cantines scolaires. Pour ces trois éléments, le constat est qu'il y a une progression du nombre de bénéficiaires. Mais pour le ministre, le combat pour l'alphabétisation est loin d'être gagné si tout le monde ne s'y met pas. Car dans les régions enclavées, beaucoup d'efforts restent à faire. In fine, la situation matérielle des enseignants reste toujours un tabou qu'il faudra bien aborder un jour avec franchise et sérénité.

M.S.



 

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