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La fin de l’horreur au quotidien ? Transport urbain à Casablanca

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Qui dit transport urbain de la ville de Casablanca, dit désordre, anarchie, laisser- aller...Bref, c'est évoquer un secteur livré à lui-même, peut-on ainsi dire sans risque de se tromper. Symbole de l'échec flagrant des politiques de gestion des services du transport qui se sont succédé depuis 1976, date de la mise en place de la Charte Communale. Aucune instance élue n'a pas pu, jusqu'à présent, résoudre le problème de manière définitive. Bien au contraire, cette problématique a pris au cours des années, des proportions préoccupantes. Les problèmes sont devenus si complexes que toute réforme est reportée de conseil en conseil. Les intérêts sont tellement enchevêtrés et les mauvaises habitudes confortablement installées que le statu quo semble faire l'affaire de tous les intervenants. Dans cette optique, tout changement est perçu dès lors comme une agression par les uns et un changement qui relève de l'impertinence par les autres. Le tout évidemment aux dépends de l'intérêt général du transport local de la métropole . Résultats: toutes les études menées sur ce sujet font état d'une situation désastreuse, les dettes de la RATC, cette vieille entreprise publique en faillite, sont passées depuis le début de l'année 2004 de 70 à 100 MDH. Cette hausse est d'autant plus regrettable que la RATC fonctionne au ralenti depuis quelques années. Cette forte progression de l'endettement de la RATC s'explique par la conjugaison d'un certain nombre de facteurs, a déclaré le Président du Conseil de la Ville de Casablanca M.Mohamed Sajid qui sont, les arriérés de paiements des impôts au profit de la Direction Générale des Impôts, le non versement au profit de la CNSS et aux autres caisses de retraite et des prestations sociales, la hausse des intérêts suite au retard de paiement, etc. La problématique donc du transport en commun s'est posée aux nouveaux élus de la ville comme l'un des points noirs majeurs de la capitale économique, à laquelle, il fallait apporter une prompte solution. La gestion déléguée, s'est imposée comme l'unique issue à court terme. Dans ce sens, un appel d'offres a été lancé au mois d'octobre 2004.

Un processus complexe

Quelque 18 entreprises avaient retiré le CPS et trois seulement ont soumissionné. Il s'agit de Connex, filiale de Veolia Environnement, entreprise française, de la  RATP (Régie Autonome de Transport à Paris) avec Behja Bus et Haddou bus, et enfin Tusgsal, entreprise espagnole avec Hana Bus, Rafahya Bus, Lux Transport, Karama Bus et Zenata Bus. Cette dernière offre fut rejetée à l'étape de pré- qualification qui a eu lieu le 16 janvier dernier, "puisqu' elle ne répondait pas aux conditions de l'appel d'offres. On ne pouvait pas déléguer la gestion d'un parc de près de 800 autobus à une entreprise qui gérait un parc n'excédant pas 120 bus dans la région du nord à Barcelone", dixit M. Sajid. A la date du 27 janvier 2004, le cahier des charges a été élaboré, et les entreprises avaient jusqu'au 31 mars pour présenter leurs offres (administratives, techniques et financières). Date à laquelle était prévue l'ouverture des plis, pour déterminer l'adjudicataire. Reportée pour le lundi 5 mai, l'ouverture des plis ne permettait manifestement pas de trancher à qui reviendrait la gestion déléguée de la RATC. En effet, les deux entreprises ayant été tirées à la phase de pré qualification demeurent toutes les deux en lice, tant que les études technique et financière n'ont pas été achevées. Dans ce sens, une commission composée de la Direction des Collectivités locales, la Direction des Régies, la Wilaya de Casablanca, le Conseil de la Ville, la Direction de la RATC s'est penchée dès le lendemain de l'ouverture des plis sur l'étude des offres. C'est le volet administratif qui serait analysé en premier lieu. Par la suite, la commission s’est penchée sur l'offre technique et enfin financière, avant de connaître la meilleure offre, ou celle qui est le mieux compatible avec le CPS et les besoins de la ville de Casablanca en terme de transport. Selon les responsables du dossier de la RATC au Conseil de la Ville, il fallait compter entre 6 et 10 semaines pour achever l'étude intégrale des offres proposées avant de pouvoir déléguer la gestion de la RATC à une entreprise privée. Lundi 5 avril 2004, le Conseil de la Ville a procédé à l'ouverture des plis relatifs à l'appel d'offres concernant le dossier de la gestion déléguée de la RATC lancé le 29 octobre 2003. Vendredi 6 août 2004, le Groupe Medina Bus est déclaré adjudicataire de la gestion déléguée du transport urbain de la ville la plus peuplée du Royaume, pour une durée de 15 ans. 
100 autobus circuleront à partir du mois de septembre dans la capitale économique. Les prix des tickets ne connaîtront pas de changement au cours de la première année de cette gestion déléguée, rassure le Président Sajid. Toutefois, des hausses comprises entre 8 et 12% sont programmées pour la deuxième année de gestion. Une charge de plus pour plus de la moitié de 5 millions de Casablancais...La qualité des services a aussi un coût. Dans tous les cas, d'ici là, les Casablancais usagers des bus doivent prendre leur mal quotidien en patience.

H.Z

Un pas en avant, deux en arrière

Assister à une réunion du Conseil de la Ville de Casablanca serait-il une perte de temps? Si la réponse semble être négative pour beaucoup d'observateurs, la réalité est que les sessions de la plus haute instance représentative de la capitale économique ce mardi 31 août 2004, ne fit guère une bonne impression. En effet, programmée pour 9h du matin, il a fallu prendre notre mal en patience pendant trois heures d'attente pour que nos illustres Conseillers viennent enfin nous dire ce qu'ils ont dans leurs besaces. Et les mots ( beaucoup de baratin ), ce n’était pas ce qui manquait. Toujours le même discours et rien ne semble satisfaire ces responsables. De l'opposition pour l'opposition. Du gargarisme, quoi! Toutefois, cette session extraordinaire a approuvé les dotations prévues pour les Conseils d'Arrondissements (45 voix contre 9). Néanmoins, au delà des travaux de cette session, l'on a pu relever certaines remarques concernant le fonctionnement du Conseil de la Ville. Des dysfonctionnements qui pourraient inquiéter son avenir. A écouter les propos de certains élus, c'est l'impression d'un manque de coordination et de communication entre Présidents des Conseils d'Arrondissements et la présidence du Conseil que nous percevons. Qui fait quoi, quand et par quels moyens doit-on le faire? Selon les propos de nos élus casablancais, les initiatives privées seraient limitées...



 

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