L’auteur de ces lignes, qui n’a rien contre les gens qui s’aiment, au contraire, se dit qu’on ne devrait pas permettre aux homosexuels de se marier entre eux. Parce que le mariage est un acte sacré, renvoyant à la fois à la loi naturelle et à l’ordre divin, si tant est que l’on puisse distinguer entre ces deux systèmes de valeurs ; et qu’à force de vouloir banaliser leur état, les personnes homosexuelles finiront par poser un sérieux problème à toute l’humanité… Après tout, il faut bien que les êtres humains continuent à se reproduire sans quoi adieu veaux, vaches, moutons, couvées !
Peut-être faut-il voir l’homosexualité comme une réaction instinctive de survie face à la menace du surpeuplement ? Chez certaines espèces animales, une partie de la communauté en arrive parfois à se sacrifier en cas de prolifération. C’est le cas des Lemmings, petits rongeurs de Scandinavie, connus pour cet étrange rituel de suicide collectif dans l’intérêt de la communauté.
Serait-ce pour cette raison que des êtres humains choisissent de renier en eux la faculté de donner la vie au point de s’unir aussi stérilement ? L’homosexualité, dernier rempart contre le surpeuplement ? On est curieux de connaître la part de personnes homosexuelles dans la population mondiale, ce chiffre permettrait sans doute d’affiner le débat. Que pèsent réellement les homosexuels dans le flot de l’humanité ? Sachant que sur le marché aux images, la norme " homo " fait tache d’huile et que le lobbying de cette communauté est redoutablement actif dans de nombreux cercles de décisions à l’étranger.
Sans compter certaines tendances de la mode actuelle, notamment celle qui consiste, sous prétexte d’esthétique, à agrémenter le corps masculin de tous les artifices traditionnellement réservés au sexe féminin. Heureusement, il paraît que l’on peut encore distinguer, sur la base d’un code quasi initiatique, deux mâles porteurs de boucles d’oreilles : celui qui " en est " et celui qui n’y est pour rien, victime simplement des nouveaux codes d’identification sociale.
Complexité de la mécanique humaine ! Comment expliquer qu’un homme (une femme) puisse en aimer un(e) autre au point de désirer entretenir avec lui (elle) des relations sexuelles ? On peut pourtant aimer les gens sans forcément coucher avec, surtout s’ils sont du même sexe. Au fond, il y a quelque chose de masturbatoire dans l’homosexualité, ce sommet narcissique de l’amour pathétique.
Quoi qu’il en soit, pas de chance pour les homosexuels, leur façon d’être (et surtout, de faire !) est formellement réprouvée par la morale religieuse, toutes tendances confondues. Certes, deux états européens autorisent les mariages homosexuels tandis qu’en France, le Pacte civil de solidarité permettant de formaliser toutes sortes de concubinages, le fameux PACS, a ouvert une nouvelle brèche dans le mur du confinement de la gent homo, "comme ils disent"… Faut-il pour autant leur permettre de se marier ? Puis d’adopter des enfants ? Instinctivement, viscéralement, biologiquement, l’humanité répond : non!
À moins que l’industrie du cinéma et dans son sillage la télévision, promptes à saisir les moindres occasions de "coller au marché", nous abreuvent de tellement d’images tendant à normaliser l’homosexualité que nous finirons tôt ou tard par admettre l’inadmissible : que cette déviance psychologique et sexuelle soit érigée en modèle de société.
Or la mécanique est déclenchée : sur TV5 et bien davantage sur Arte, très populaires chez nous, la programmation aborde très franchement le fait homosexuel. Et il suffit de plonger dans notre vécu quotidien pour constater que nombre de séances de visionnage en famille de ces deux chaînes européennes échouent parfois sur de telles images. Pendant ce temps, dans la presse marocaine, on qualifie déjà de " scandale " la " chasse aux homos ". À quand une marche de solidarité ?
Il paraît que le pire n’est jamais sûr. On verra bien…
Post Scriptum (pour D.C.)
Jeudi 10 juin dernier, Ray Charles nous quittait. Les mélomanes sont inconsolables et leur reconnaissance sans limites : le " genius " n’a pas seulement porté la Soul music à des sommets, il a aussi, bien mieux que les programmes politiques d’intégration raciale, aboli par sa musique les frontières ethniques. Quant aux cinéphiles, ils se précipiteront sans doute sur " The Blues Brothers ", pour la prestation exceptionnelle de Ray Charles dans le rôle d’un vendeur aveugle d’instruments de musique capable de faire mouche au pistolet pour décourager les gamins chapardeurs.
Quel dommage que dans la presse marocaine, on se soit davantage empressé de se faire l’écho des déboires sécuritaires de l’ex patron de notre sécurité que de rendre hommage à ce bon vieux tonton Ray.
Parmi les signes du temps, il fallait faire un choix: l’homme noir à l’extérieur ou l’ex homme noir de l’intérieur…
Driss Massaoudi