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M. Omar Azziman fait son bilan CCDH

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La présentation d’un rapport sur les droits de l’homme constitue toujours un événement tant il est vrai qu’il s’agit d’un dossier sensible, au lendemain des années de plomb et à un moment où tout un peuple aspire au changement...le vrai. C’est en cela d’ailleurs, que la conférence de presse donnée par M. Omar Azziman, Président du CCDH, avait une importance capitale tant pour son département que pour l’ensemble du pays puisqu’elle a permis de montrer que le Maroc a bel et bien entamé une nouvelle page dans le respect des droits de l’homme. Mieux, avant même sa publication, le rapport avait fait l’objet de moult critiques. D’aucuns se demandaient si ce rapport du CCDH sur l’évolution des Droits de l’Homme au Maroc, au titre de l’année 2003 sera objectif. Ou encore si M. Azziman aura la garantie de l’indépendance et de la neutralité nécessaires et suffisantes de son institution pour élaborer un tel document. D’autres s’interrogeaient sur les points noirs et les points positifs qui y seront soulevés. Sur un autre plan, le rapport, premier du genre, avait suscité sans aucun doute, d’autres polémiques tant au niveau populaire que des ONG des Droits de l’Homme. Devant ces différentes inquiétudes, l’ex-ministre de la Justice a reconnu, cette évidence. Ce rapport, devait-il souligner, n’est pas parfait et il ne sera pas à l’abri de la critique. Les raisons qu’il a invoquées sont diverses. « Le rapport annuel suppose un suivi, toute l’année, et un travail de collecte des informations et de traitement qui n’a pas été fait à temps. D’autant plus qu’il s’agit de notre premier rapport et il n’est pas facile de trouver le bon style et la tonalité du premier coup», avait-il ajouté. Aujourd’hui, c’est chose faite. Certes, le rapport n’est pas accablant mais il met à l’évidence certains manquements dans les prisons ou lors des gardes à vue. Des cas ont été mêmes cités pour illustrer ces entraves au respect des droits.

Critique et autocritique

Dans son intervention, notamment au sujet de la liberté de la presse, M. Azziman a indiqué tout simplement que la loi, seule, ne peut pas régler tout le problème sensible de l’étendue de la question ainsi que la répression qui s’en suit. Une manière pour lui d’associer à ce vaste programme de réforme dans la consolidation de la liberté d’expression. C’est pour cela que le conférencier a appelé les professionnels eux-mêmes à mettre en place un système d’autorégulation, capable d’assurer une certaine sérénité dans l’exercice du métier du journalisme. Ainsi donc, au vu de l’exposé et des rapports présentés sur les droits de l’homme au titre de 2003, force est de constater qu’un grand progrès a été accompli dans ce domaine. Ce constat est plus frappant au niveau de la liberté syndicale que celui du droit politique. Pour ce qui est des délits d’opinions, le Conseil estime qu’il s’agit d’une question de mentalité car il faut faire la différence entre une critique fondée, donc constructive, dans le respect de la loi et une critique gratuite pouvant mener à la déstabilisation du pays.  

M.S.



 

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