Au lendemain de l’effroi du 16 mai, un regain de solidarité a été constaté au niveau de toutes les couches socioprofessionnelles de la population. Les accolades étaient plus franches que jamais, s’en sont allés dire certains, à l’observation un peu trop pointue. C’est vrai que comme un seul homme, les actes de barbarie qui ont visé et atteint dans leur chair des êtres humains, agents économiques, pères de famille, mères de famille, filles ou fils, ou que sais-je encore, ont été condamnés avec une extrême vigueur. Il y eut alors une flopée de propositions pour contrecarrer de tels actes, à défaut de les atténuer grandement. L’économique a été brandi, l’associatif aussi.
Aujourd’hui, plus que jamais, on milite pour renforcer la convivialité et l’indulgence à tous les niveaux. L’ère de l’ésotérisme, qui privilégie plus le fond que la forme, a sonné et on a tout intérêt à le cultiver, notait cet observateur. Pour l’asseoir, une oeuvre de longue haleine, continue et de tous les jours, doit être accomplie. Pourtant, par endroits, certains ont senti que la solidarité, prônée çà et là, a été quelque peu chimérique, si elle n’a pas été asymétrique. Loin de rejeter la balle vers telle ou telle autre corporation, vu que tout le monde y a voix au chapitre, ne doit-on pas redoubler d’efforts et de sacrifices pour relever ensemble le défi? Des actions similaires à celles opérées lors de grands travaux, à condition qu’elles soient pérennes, permettraient de dépasser le statu quo. Cela couperait l’herbe sous les pieds à tout fauteur de troubles. Qui peut dorénavant douter des conséquences incalculables que peuvent engendrer les dégâts de ces écervelés, à la solde de l’obscurantisme de bas étage ?
D. MB.