| | Articles » Actualité | | Les sauterelles attaquent ! 220 millions de dirhams déjà engagés, 60 pistes d’atterrissage aménagées |
|---|
Auteur :
Depuis le développement d’essaims massifs de criquets en Mauritanie voisine, à partir de l’automne dernier, des mesures de lutte et de prévention ont été déployées par les services compétents pour stopper l’invasion des ces insectes nuisibles aux cultures. En effet, dès qu’il apparu que les essaims pouvaient migrer vers le nord, c’est à dire le Maroc des unités spécialisées dans la lutte contre les criquets pèlerins ont été dépêchées en Mauritanie, alors qu’une structure de coordination était mise en place avec les experts de la FAO, de l’Algérie et de la Mauritanie. Au PC. installé pour suivre le mouvement des acridiens, la mobilisation est totale depuis plusieurs mois et les efforts de lutte contre les essaims de criquets pèlerins se sont intensifiés. Comme le révélait La Nouvelle Tribune dans un “ off ” de la semaine dernière, plus de 220 millions de dirhams ont d’ores et déjà été engagés par le gouvernement pour financer la lutte anti-acridienne, tandis que plus de soixante pistes d’atterrissage ont été aménagées dans le sud et le sud-est du pays pour faciliter les opérations de destruction des criquets par épandage aérien. De même, au sol, de grands moyens humains et matériels sont déployés afin d’éviter que cette menace, qui se fait de plus en plus pressante, ne se transforme en catastrophe pour les cultures au terme d’une année agricole des plus prometteuses. Cette stratégie est la conséquence de la crainte d’une grande invasion après l’éclosion des larves d’une nouvelle génération, arrivées au stade adulte à la sortie de l’hiver donc. Selon les experts nationaux, dans la lutte anti-acridienne, cette invasion devrait débuter très prochainement. D’où la nécessité de prendre toutes les mesures préventives. Actuellement, la situation est qualifiée de difficile dans la région du Draa, tandis que plusieurs essaims ont été signalés aux abords du Souss et dans la région de Bouarfa, non loin des confins maroco-algériens. Mais, les responsables assurent que toutes les mesures sont prises pour faire face à l’assaut des sauterelles. Pour sa part, la FAO annonce, l’arrivée dans les prochaines semaines au Maroc et en Algérie de nouveaux essaims en provenance du nord de la Mauritanie et du Sahara marocain. Les experts de la FAO redoutent que la menace que constitue le criquet pèlerin ne s’étende dans les régions avoisinantes après les pluies de mars. Au Poste central de coordination de la lutte anti-acridienne, dépendant du ministère de l’Intérieur, on redoute, en effet, que la bonne pluviométrie de cette année favorise cette recrudescence caractérisée par la l’extension de l’aire d’infestation et la persistance d’une menace potentielle pour les cultures. En vue de faire face à cette menace, près de 220 millions de dirhams ont été débloqués. Une somme qui devrait aussi favoriser l’aménagement de pistes d’atterrissage pour les avions chargés de traiter les surfaces attaquées. Dans tous les cas, il convient de signaler que les opérations de lutte contre ces criquets ont permis de réduire les populations d’insectes présentes sur le territoire marocain. Mais cela n’empêche pas pour autant la formation de nouveaux essaims dans le nord mauritanien. Lorsqu’ils se regroupent, les criquets peuvent atteindre des dizaines de millions d’insectes et couvrir des kilomètres. Jusqu’ici, plus de 550.000 hectares ont été traités aux pesticides dans le sud du Royaume. Selon le Poste central, l’arrivée massive des criquets en provenance de la Mauritanie a mobilisé jusqu’ici 28 moyens de traitement aérien (aéronefs), des dizaines de véhicules, plusieurs centaines d’hommes et des tonnes de pesticides. Il souligne, par ailleurs, que les prospections et l’éradication vont s’intensifier au cours des prochaines semaines. Un nouveau dispositif est en cours de déploiement afin de combattre les prochaines vagues d’essaims de jeunes criquets provenant de la Mauritanie. La même source ajoute qu’il a été procédé à plus de 3.000 consultations médicales et à plus de 700 contrôles biologiques visant à détecter d’éventuelles intoxications. De quoi rassurer les habitants des régions traitées. M.K.
|
|