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Mettre fin à l’anarchie sur l’échiquier politique Loi sur les partis

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Très attendu, le projet de loi sur les partis l’est sur tous les plans. La nouvelle loi est attendue d’autant plus que tout le monde se rappelle des élections de septembre 2002 suivies des communales de 2003. Un commentateur politique souligne à ce propos qu’il urge, plus que jamais, de réorganiser le champ politique en vue de donner une crédibilité aux institutions politiques. Notre interlocuteur souligne, en outre, que le futur texte sur les partis apportera une visibilité non seulement à la pratique politique mais instituera aussi un nouveau comportement des élites politiques car fait-il remarquer qu’il y a danger pour la démocratie naissante au Maroc lorsque l’on ne connaît pas les sources de financement d’une formation, les conditions de dissolution d’une formation. À la Primature, où l’on s’attelle à donner une mouture, juste et équilibrée en vue d’obtenir un large consensus, car tous les éléments sont encore à l’étude, on souligne déjà que la loi sur les partis politiques constituera en partie le pilier des textes à adopter par le Parlement cette année après celui du nouveau code de la famille. D’ailleurs, celui-ci sera débattu par le parlement durant l’actuelle session. Pour ce qui est du nombre d’articles, le nouveau texte devrait en compter près d’une cinquantaine. Un nombre jugé lourd par certains responsables de partis. Cependant, au niveau de ces mêmes formations, tout le monde s’attend à une recomposition du champ politique. La raison d’une telle attente est que même les vieux partis subissent le phénomène du nomadisme des élus après chaque consultation. M. Abbas El Fassi ne cache pas son inquiétude face à cette pratique et souhaite que le nouveau texte en montage apporte la réponse adéquate à cette question.

Un texte de consensus

C’est ainsi que lors d’une réunion avec son groupe parlementaire, le Secrétaire Général de l’Istiqlal a dénoncé  le phénomène de transhumance avant de souhaiter que ce fléau soit résolu dans le cadre du projet de loi sur les partis politiques ainsi qu’à travers la loi organisant les élections. Pour ce qui est de la teneur du nouveau projet, notre analyste politique indique que les moutures qui ont circulé, ces derniers temps, ne diffèrent pas beaucoup du contenu du projet qui a été présenté en juin 2002 par le précédent gouvernement. Selon lui, tout semble indiquer que c’est l’ancien texte qui a été revu et corrigé. Un ancien ministre du Cabinet de Youssoufi, et qui avait suivi le dossier de près, avance qu’à l’époque, le projet était arrivé au Parlement en même temps que toute la série de textes qui traitent des élections. Malheureusement, dit-il, le texte ne sera pas adopté puisque les partis politiques préparaient déjà la campagne électorale de septembre. Les débats sur ces textes ont dû alors être ajournés pour ne pas dire reportés. Dans l’entourage de M. El Yazghi, on souligne même qu’il y a eu une première consultation avec les partis sur la mouture présentée sans que pour autant elle ne fasse l’objet d’un vrai débat.
Mais c’est à l’Union Démocratique où l’on attend avec impatience la présentation de ce nouveau texte. «Nous sommes les plus intéressés car il est temps que l’on commence à former des grands pôles pour une meilleure visibilité dans l’action politique.» D’ailleurs, le Roi n’avait-il pas donné le ton en recevant à Marrakech les grandes formations pour la composition du Gouvernement de M. Jettou. Cependant, explique un leader, il ne faudrait pas que le nouveau texte s’attarde beaucoup sur les détails ou vouloir avantager les mêmes grandes formations. Il doit être succinct, précis et complet comme on le trouve dans des pays européens. Mais comme le soulignera M. Khalid Naciri, quelles que soient les remarques que le nouveau texte pourra susciter, il est pressant de légiférer sur les partis politiques. Une action dont l’intérêt n’est plus à démontrer car l’objectif final est de mettre en place l’instrument nécessaire à la consolidation de l’action démocratique et à une meilleure participation des partis à la construction et au développement du pays.

M.S.



 

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