Après environ une heure de retard, la première séance de travail de la session d’octobre du Conseil de la ville démarre, dans une atmosphère plutôt tendue. Les élus de la majorité composée autour du président Mohamed Sajid, et ceux de l’opposition, se sont renvoyés des flèches tout au long de cette séance. Aussi, dès son ouverture, les opposants n’ont pas manqué de soulever le retard du président, l’envoi tardif des convocations et documents relatifs aux questions inscrites à l’ordre du jour qui est plutôt fourni. Des remarques que d’autres membres du conseil ont jugées inutiles et ont considérées comme une perte de temps. En effet, si l’ordre du jour comprend des points d’une extrême importance pour le devenir de la ville (voir encadré), la méthodologie du Président ne semble pas faire l’unanimité des membres du conseil. Pour certains élus, il aurait été judicieux de discuter l’ordre du jour en commission regroupant toutes les sensibilités politiques. Lassé des interventions plutôt virulentes de certains élus, le Président a appelé les membres du conseil à discuter, en premier lieu, le premier point de l’ordre du jour relatif à l’examen du projet de règlement intérieur du conseil de la ville. Après une multitude d’interventions, les membres du conseil ont fini par adopter le projet. Suite à quoi, il a été décidé la constitution de pas moins de quinze commissions pour étudier les points objets de discorde. Un nombre contesté par certains Conseillers, puisque jugé exorbitant. Selon un élu c’est là une manière de récompenser ceux qui ont soutenu le président, leur permettant ainsi de satisfaire leurs intérêts personnels et non ceux de la communauté. Et M. Sajid de rappeler que «le pragmatisme, l’engagement et la responsabilité sont les valeurs qui doivent guider le travail du conseil, en vue d’améliorer le cadre de vie des Casablancais.», cependant la réalité semble complètement en déphasage avec les dires du Maire.
Les comportements qui ont ponctué cette session inaugurale du conseil de la ville de Casablanca, laissent à désirer. Si la charte a changé, les agissements et les mentalités demeurent les mêmes. Cette première session ressemble trop aux réunions de l’ancienne CUC. Il paraît que les changements de textes, des appellations et mêmes des personnes ne suffisent pas pour rompre avec nos vieilles habitudes. Il est temps que les mentalités changent. Nos chers élus doivent cesser de penser aux intérêts personnels, aux bas règlements de comptes politiciens et agir en tant que représentants des Casablancais, au delà de leur appartenance politique, car c’est l’intérêt de la ville qui prime. Ils doivent comprendre que les électeurs s’attendent à un véritable changement, traduit par des réalisations sur le terrain.
L.O.
Principaux points à l’ordre du jour
L’examen du projet d’avenant n° 1 à la convention de gestion déléguée conclue entre la CUC et Lydec, relatif aux régime des retraites, aux créances et dettes d’exploitation de l’ex-RAD ; l’examen du projet d’avenant n° 2 à la convention de gestion déléguée conclue entre la CUC et Lydec, relatif à l’élargissement du champ d’intervention de la Lydec pour qu’il englobe l’éclairage public ; l’examen du principe de gestion déléguée des parcs d’attraction; l’examen du principe d’acquisition d’un terrain pour la décharge publique et l’examen et l’approbation du principe de cession de quelques biens immobiliers au profit de la RATC