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De la politique à la sénilité ?

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Abdelkrim El Khatib, Mahjoubi Ahardane, Ahmed Osman, Mahjoub Ben Seddik, Bensaïd Aït Idder, Cheikh Yassine et les autres...! De la démission à 79 ans, mardi dernier, du Premier Secrétaire de l’USFP, on peut penser une chose et son exact contraire. C’est que les arguments ne manquent pas dans les deux sens. Néanmoins, une chose est sûre: A l’exception de MM M’hamed Boucetta, ex-S.G de l’Istiqlal et, de tout récemment, El Youssoufi qui ont eu le courage de présenter leurs démissions, les autres leaders des partis politiques ne partent jamais en retraite de leur propre gré. On constate au niveau de la majorité des formations politiques que la gérontocratie y dispose de positions stratégiques, puissantes et rien n’indique aujourd’hui que le système de fonctionnement de la classe politique du pays (si système il y a) est en voie de régénération. Les chefs de la plupart de nos partis politiques, à l’image du Dr El Khatib, Mahjoubi Ahardane, Ahmed Osman, Bensaïd Aït Idder, Cheikh Yassine, Abdellah Kadiri, ou encore à l’image des syndicalistes Amaoui, Mahjoub Ben Seddik et Abderrazzek Afilal se sont transformés avec le temps en «gérontocrates du leadership» accaparant la vie politique syndicale depuis des décennies. Les moins âgés, de M. El Yazghi à M. Ismaïl Alaoui du PPS, de M. Mohamed Laenser à M. Abbas El Fassi, ont dépassé depuis quelques temps déjà les rivages de la cinquantaine. De l’avis d’un observateur, il ne saurait être question, dans cette approche,  de regretter cet état de fait, mais la présence de ces personnalités politiques, la persistance de leur domination sur les appareils structurels des partis, leurs ambitions et appétits politiques encore vivaces, ne sont sans doute pas le gage d’une démission prochaine. Cette réalité, ajoute-t-il, est encore soulignée par la position d’attente aux seconds postes, de dirigeants qui ont légitimement le droit de penser que la relève de leurs prédécesseurs passera par leur promotion personnelle ( eux aussi ne sont plus de la première jeunesse et pourtant, ils attendent encore, sinon leur tour, du moins leur chance). Résultat: ce sont les mêmes têtes qui accaparent la scène politique nationale se croyant ainsi indispensables à la survie de la formation qu’elles dirigent et véritables maîtres à bord incontestablement... incontestés. Quelle prétention! Par conséquent, le hiatus constaté entre l’écrasante majorité de la population marocaine, les jeunes en particulier, et cette classe politique s’approfondit. Dans ce contexte, l’on ne peut qu’espérer que la prochaine loi sur les partis politiques clarifiera la question du renouvellement des élites politiques au Maroc.

H.Z.



 

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