Actualité | Economie | Entreprise | Finance | Grand Public | Lire, Voir, Entendre

Rechercher :
  
Edition


Administration
Articles » Actualité
Les professionnels du tourisme se mobilisent Contrat-Programme 2010

Auteur :
Publier le : October 23, 2003

C’est une véritable course contre la montre que se livrent le ministère du Tourisme et la Fédération du tourisme et l’Office national du tourisme dans l’optique de faire de la stratégie nationale visant à accueillir 10 millions de touristes à l’horizon 2010. C’est le premier enseignement que l’on peut tirer de la journée conférence débats organisée par la Fédération en collaboration avec le ministère, le mercredi 15 octobre 2003 à Rabat.  L’appel lancé par les organisateurs de cette journée, en direction des différents intervenants dans le secteur, y compris les autorités délégantes, a été bien entendu puisque les grands Groupes et les opérateurs particuliers ont répondu présent. Un franc succès devrait-on dire. Mais c’est au niveau des interventions pertinentes, lors de la séance d’ouverture et les ateliers, qui ont suivi après, qui ont fait de cette rencontre un rendez-vous du donner et du recevoir. Désormais, l’heure est à l’assainissement de l’environnement touristique. Ce qui nécessite une mobilisation constante de l’ensemble des acteurs. D’ailleurs, comme le dit un opérateur, il ne pouvait en être autrement. Le Souverain, dans son discours de janvier 2001, avait déclaré : «Si nous voulons faire du tourisme une véritable locomotive du développement, il appartient à chaque marocain de se considérer comme un promoteur touristique mobile pour gagner ce pari. Nous devons tous nous atteler à l’amélioration de l’accueil des touristes, en tant qu’hôtes de notre pays, que nous devrons traiter avec tous les égards, conformément aux vertus que nous recommande notre sainte religion. Il faudra également que l’on procède à l’assainissement de l’environnement touristique et à la généralisation d’un comportement citoyen auprès de tous les intervenants dans ce secteur, qu’ils soient transporteurs aériens, douaniers, hôteliers, commerçants, guides ou agents de sécurité, dans le cadre de la concrétisation d’une culture et d’une nouvelle politique touristique». Et lors de cette journée, organisée en prélude aux quatrièmes assises nationales prévues en janvier 2004, force est de constater que les participants ont mis l’accent sur la nécessité d’un meilleur cadrage des actions ainsi que sur un bon ciblage des marchés émetteurs. Les différents ateliers, animés au cours de cette rencontre, ont montré à plus d’un titre qu’il y a désormais une nouvelle dynamique dans la démarche et une volonté affirmée des responsables pour faire de la vision 2010 une réalité et non un simple slogan politique.

Nouvelle approche

Dans cette optique, a tenu à rappeler Adil Douiri, ministre du Tourisme, les cinq chantiers qui caractérisent cette vision. Comme ce fut dans le passé pendant la guerre contre l’Irak, un plan avait été élaboré par la «Cellule de veille». Ce qui s’est traduit par la mise en place par le Gouvernement visant à pallier les répercussions de cette guerre. Plusieurs participants à la conférence ont tenu à se féliciter de cette démarche du Gouvernement. Rappelons qu’il a été considéré comme novateur à plus d’un titre dans la mesure où, dans un premier temps, le plan a préconisé une réduction de 50 % des tarifs sur le pacquage «hébergement + transport» en faveur du tourisme intérieur. Un grand pas qui a été franchi car longtemps on avait négligé le tourisme local alors qu’il s’agit là d’une catégorie qui peut bien se développer en nombre. Cependant, tout le monde s’est accordé à dire que cette baisse des tarifs n’a été possible qu’avec la participation de l’ONMT, la Fédération nationale du tourisme, la Fédération nationale de l’industrie hôtelière, la Fédération nationale des agences de voyages et les principales compagnies de transport à savoir : la RAM, la RAL, la CTM et l’ONCF . Dans l’optique de conférer une plus grande efficacité à type d’action, la «Cellule de veille» a opté pour une série de mesures notamment le report massif du budget sur des actions de relations publiques. Pour les concepteurs de ce plan, le principal message véhiculé a fait ressortir la spécificité culturelle et géographique du produit marocain en tenant compte des nuances selon les pays émetteurs et en concentrant les efforts sur les marchés à forte proximité culturelle. Autrement, c’est une autre approche qui a permis de faire face à une situation qui aurait sérieusement affecté le tourisme national. Pour revenir à la journée d’études et concernant l’offre Produit, le ministre a souligné que l’objectif est de tripler les capacités hôtelières à l’horizon 2010 (soit une capacité additionnelle de 160 000 lits composés de 130 000 nouveaux pour le balnéaire et 30 000 lits nouveaux dans le culturel) tout comme le rééquilibrage des produits vers une plus grande proportion de balnéaire avec la structuration du balnéaire existant (Agadir, Tanger/Tétouan) et le repositionnement, l’extension ou la création de nouvelles zones. Tandis que la formation devrait concerner en une décennie près de 70 000 professionnels (lire encadré). Car il s’agit d’un domaine capital pour la professionnalisation de l’activité touristique. Dans cette perspective, l’an 2004 offre déjà une visibilité étant donné que l’État a tenu ses engagements figurant dans le contrat-programme au plan budget de l’ONMT puisque celui-ci a été successivement de 200, 250 puis 350 millions de dirhams en 2004. In fine, cette journée d’étude a été une occasion pour les professionnels d’arrêter une démarche commune pour les quatrièmes assises nationales. Une manifestation au cours de laquelle l’État repense sa politique touristique en tenant compte des facteurs endogènes et exogènes pour mieux faire vendre la destination Maroc.

M.S.


Assurer la formation continue

Le dispositif actuel en matière de formation hôtelière s’articule aujourd’hui autour de trois opérateurs: le Département du Tourisme, l’Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail (OFPPT), les établissements privés de formation professionnelle. Le Département du Tourisme, à travers son réseau de 14 établissements, dispense trois niveaux de formation (Technicien Spécialisé, Technicien et Qualification) et dispose d’une capacité d’accueil de 3.070 places. La formation des cadres est assurée par l’Institut Supérieur International du Tourisme de Tanger (ISITT) avec une capacité de 450 places. Pour ce qui est de l’OFPPT, à travers 3 établissements spécialisés, il dispose de 1.130 places environ.  Quant aux établissements privés, à travers 28 instituts, ils offrent une capacité d’accueil de 1.160 places environ.
Au final, le dispositif actuel totalise une capacité d’accueil de 5.800 places environ et produit annuellement 2.800 lauréats seulement dont 600 cadres environ, alors que l’objectif est d’environ 8.000 lauréats à l’horizon 2010. De ce qui précède, il ressort un écart important entre la capacité de formation du dispositif actuel et les besoins nés de la “vision 2010”. Il est donc urgent de renforcer les capacités d’accueil des trois opérateurs. Selon ces indications, le dispositif de formation devrait permettre de former 51.000 lauréats à comparer aux besoins de 54.000 emplois de “Techniciens et Agents Qualifiés”. Cette démarche devrait être complétée par un recensement des nouveaux métiers en vue de la création de nouvelles filières de formation, du développement de programmes adéquats et de la validation des besoins quantitatifs de formation dans les différentes filières à l’horizon 2010.



 

Hebdomadaire marocain paraissant le jeudi - Directeur de la publication: Fahd Yata 320 BD Zerktouni, angle rue Bouardel - Casablanca - Maroc
Tel : +212 (0) 22 42 46 70 (7 lignes groupées) | Fax : +212 (0) 22 20 00 31
eMail :  
courrier@lanouvelletribune.com | www.lanouvelletribune.com