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Une rentrée Première session ordinaire du Parlement

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Dans un contexte politique marqué par des alliances contre nature et par une majorité éparpillée, on est tenté de dire que la première session ordinaire de la deuxième année du mandat du gouvernement Jettou promet d’être agitée. Les yeux sont, bien sûr, rivés sur la majorité gouvernementale ( si majorité il y a). Les communales de septembre 2003 ont fortement démontré, à l’excès, sa fragilité et l’hétérogénéité de ses composantes. Le mode de scrutin par liste n’a fait qu’accentuer ces lignes de division et aggraver la dispersion de la représentation politique. De l’avis d’un analyste, imputer au Premier ministre, Driss Jettou, la débandade des troupes de «sa majorité» prêterait plutôt à rire. « Qui jamais a pu croire que Jettou était le chef politique de cette majorité?», se demande-t-il en ajoutant qu’en fait, il n’est que le chef désigné d’un exécutif hétéroclite, de gauche et de droite sans même l’apparence d’une prééminence politique comme ce fut le cas avec le gouvernement Youssoufi.
Si l’on revient au programme de cette session ordinaire, deux sujets semblent occuper les devants de la scène de l’actualité. Le premier relève de l’exercice habituel de chaque début d’année législative. Il s’agit notamment de la loi de finances. Adopté par le Conseil de Gouvernement vendredi 26 septembre 2003, le budget suscite un intérêt sur front social au delà des constats sur l’habituel et répétitif respect des grands équilibres macroéconomiques et les prévisions classiques sur le volume des recettes et autres projections des investissements publics. Le débat parlementaire sur le projet de loi de Finances risque de traîner. Le second point à l’ordre du jour concerne le texte sur les partis politiques. Ce sujet continue de susciter une multitude de débats sur des questions aussi variées que celles relatives au référentiel idéologique que la structure même du paysage politique. Le dossier social, pour sa part, pèsera de tout son poids lors de cette session ordinaire du Parlement. Les exigences essentielles de notre époque nécessitent aujourd’hui plus que jamais une accélération de la réalisation des réformes structurelles du Maroc. Plusieurs secteurs qualifiés par le gouvernement de grands chantiers attendent jusqu’à présent leur sort. Il s’agit entre autre de la couverture médicale, la lutte contre l’habitat insalubre, la promotion des investissements, l’artisanat, le développement du monde rural, en particulier la question de l’eau, la pêche, l’éducation et la formation ainsi que la réforme de l’audiovisuel. Les députés auront également à examiner quelques revendications salariales.
Comme on le voit, ce ne sont pas les dossiers en suspens qui font défaut. Reste à savoir s’il y aura vraiment des avancées significatives sur ces différents dossiers vu l’éclatement de la majorité gouvernementale suite aux élections communales passées. Il va sans dire que des querelles inutiles risquent de perturber encore plus le déroulement des débats et bloquer des dossiers portant sur de grands chantiers. Une chose est sûre, après les joutes communales, la rentrée sera certainement chaude et une véritable recomposition des alliances n’est plus à écarter avec la dernière déconvenue de l’USFP.

H.Z.



 

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