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Walis et Maires, pour une dynamique efficiente Gestion des villes

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Le scrutin du 12 septembre a inauguré une nouvelle ère dans la gestion des villes, notamment Casablanca, Marrakech, Tanger, Fès, Rabat, Salé, Agadir et ce conformément aux prescriptions de la nouvelle Charte communale, instituant les Mairies. Si dans ce texte, les pouvoirs sont séparés entre les Walis et les Maires, il n’en demeure pas moins qu’entre les six villes, où sont installés les Maires, la pratique est tout autre sur le terrain. C’est le cas notamment à Rabat. Et le nouveau Maire, M. Omar Bahraoui en a conscience. En effet, explique-t-il, en ce qui concerne le système actuel, «nous avons eu déjà un maire qui s’occupe de toute la ville à l’exception de l’ordonnancement». Dans les propos de notre interlocuteur, la Mairie ne gère pas tout ce qui touche à l’aspect financier. Autrement dit, le paiement, le mandement, le versement ainsi que le crédit, relèvent des prérogatives du Wali. C’est lui qui est l’ordonnateur de la ville. Il s’agit d’une mesure exceptionnelle pour la capitale administrative du pays et qui n’existe nulle part ailleurs au pays. Ce qui veut dire que le Wali est le seul responsable de tout ce qui se rapporte à la finance. C’est lui qui paie, c’est lui qui reçoit les crédits, il mandate. Dans cette contexture, il paie les entreprises et donne son accord pour tel ou tel projet de financement. Par contre, le rôle de la Mairie consistera à l’élaboration de projets de développement socio-économiques et insfrastructurels pour la ville, puis il les vote (voir l’entretien de M. Bahraoui dans LNT 369 concernant le programme). Une fois cette phase achevée, il appartient au Wali de les exécuter. Cependant, fait remarquer le nouveau Maire de Rabat, la nuance est aussi que les fonctionnaires sont à la charge du président de la commune. Toutefois, le Wali peut les réquisitionner tout comme il peut aussi devenir leur patron.» Et chaque partie semble connaître son champ d’action. Ce qui fait que pour l’instant, M. Bahraoui ne se fait pas de souci puisqu’il souligne qu’en ce qui concerne ses relations avec l’actuel Wali, M. Hassan Amrani, il n’y a aucun problème : «Nous nous entendons très bien et nos rapports sont excellents d’autant plus que nous avons mis en chantier certains projets de la Communauté urbaine. Je pense donc qu’il n’y aucune difficulté à ce que nous cohabitions de façon très complémentaire et élégante car nous ne regardons que l’avenir et l’intérêt de la ville.» Ce qui n’est pas le cas pour la gestion à Casablanca qui est découpée en 16 arrondissements contre 23 auparavant. C’est le Maire et son bureau composé de 10 vice-présidents et d’un S.G, qui auront en charge le programme d’équipement de la collectivité, les actions liées à la promotion de l’investissement. Il s’agit, entre autres, de la réalisation des infrastructures, l’implantation de zones d’activités etc. Comme l’article 50 de la Charte le stipule, le Maire pourra aussi créer la police administrative dans les domaines de l’hygiène, de la salubrité et de la tranquillité publique ou encore délivrer les permis de construire. Bref, le pouvoir du Maire de Casablanca est immensément important et du coup, il devient la première personnalité publique alors que le Wali, représentant du ministère de l’Intérieur, veillera au maintien de l’ordre et à la sécurité de l’État. C’est la même situation qui prévaut dans les autres quatre villes. Selon un analyste, cette première expérience de la déconcentration du pouvoir illustre bien la volonté du Gouvernement à consolider la démocratie et l’instauration d’un État de droit. In fine, les six ont désormais un levier pour leur développement socio-économique d’autant plus que les Maires et les Walis sont appelés à travailler de façon dynamique.

M.S.



 

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