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Seule la date d’effet est négociable Trois questions à M. Abdelaziz Syassi

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La Nouvelle Tribune : Où en êtes-vous dans les négociations avec le Gouvernement concernant le dossier des administrateurs et cadres assimilés ?
M. Syassi Abdelaziz :
Il faut d’abord faire remarquer qu’il a été convenu avec Monsieur le Ministre de la modernisation du secteur public comme quoi le régime indemnitaire, qui doit être accordé aux administrateurs et cadres assimilés, sera aligné sur celui des ingénieurs et des architectes. Il s’agit d’un régime indemnitaire qui a été accordé dernièrement aux architectes et ingénieurs par un amendement des statuts des ingénieurs et qui mentionne également que les administrateurs font le même travail que celui exercé par les ingénieurs. Il restait alors un point essentiel qui était celui de la date d’application de cette décision, c’est-à-dire la date d’effet de ce régime indemnitaire ainsi arrêté. Nous avons alors demandé au gouvernement à ce que la date d’effet soit semblable à celle des ingénieurs et qui a été arrêtée au 1er janvier 2000. Lors de nos rencontres avec les ministères concernés, et ce à partir du 25 avril,  nos interlocuteurs nous ont affirmé qu’ils étaient d’accord sur le principe d’alignement des indemnités des administrateurs et cadres assimilés sur celui des ingénieurs et que la date d’effet sera à négociée avec le Comité national du dialogue social et qui est seul habilité à fixer la date d’effet de ces régimes. Après cette déclaration suivie de l’accord du 30 avril, un cadre social a été élaboré en coordination avec les trois syndicats à savoir l’UGTM, la CDT et l’UMT. Malheureusement, depuis le 30 avril, nous attendons toujours la mise en application de cet accord. Vu que la concrétisation de cet accord tardait à voir le jour, nous avons alors commencé nos revendications par des sit-in et des grèves et qui continueront jusqu’à la satisfaction totale de nos revendications.

Malgré ces multiples mouvements de grèves, vous êtes toujours à la case de départ. Que comptez-vous faire faire ?
Non toutes les portes ne sont pas fermées car parallèlement nous continuons les discussions Le 19 août, nous avons été convoqués par le Premier ministre pour annoncer d’autres nouvelles nous faisant comprendre que le nombre d’administrateurs retenus par le ministère des Finances est de 55 000 personnes, toutes considérées comme des administrateurs alors que M. le Premier ministre avait donné des statistiques affirmant que le nombre d’intéressés dans ce dossier n’atteint pas 15 000. Un écart considérable. Car en fait, ils ont pris les administrateurs non diplômés, une catégorie qui ne peut bénéficier des mêmes indemnités que les administrateurs diplômés. Résultat : le ministre a ainsi décidé de nous aligner au même titre que les enseignants du 2ème cycle. Ce qui est inadmissible. Pour nous donc, c’est une question de dignité et d’équité puisque nous avons les mêmes diplômes sinon plus que les ingénieurs et nous faisons le même travail qu’eux. Donc il n’y a pas de raison que nous ne puissions pas bénéficier des mêmes traitements et faveurs que les ingénieurs. C’est un point sur lequel, nous ne pouvons pas négocier. Seule la date d’effet des indemnités est négociable et sur cette question, c’est-à-dire la date d’effet, nous sommes prêts à revoir notre position. Car nous sommes bien conscients de la santé financière de la caisse de l’État.


Comment trouvez-vous l’attitude du gouvernement face à votre dossier ?
Au vu du déroulement des négociations, nous nous sommes toujours posés des questions. Mais nous ne sommes pas prêts à céder un pouce concernant l’alignement de nos indemnités sur celles des ingénieurs car c’est une question de dignité. Ce qui est négociable c’est la date d’effet. En plus, nous avons le même cursus de formation. Cependant, ce que nous ne comprenons pas, ces discussions interviennent au moment où le discours du Gouvernement est centré sur la modernisation de l’administration. Pour nous, la réforme administrative ne peut pas être réalisée si l’on écarte les administrateurs, eux qui sont le noyau central de cette modernisation.

Propos recueillis
par Mamady Sidibé



 

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