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VIème congrès national du PJD du 19 au 20 juillet sous le thème “ Pas de Politique sans crédibilité ” : Le parti de la Lampe en

Auteur : Hassan Zaatit

Les préparatifs vont bon train. Les Pjdistes sont, apparemment,  bien partis. La Commission préparatoire a déjà élu ses responsables et ses représentants. Les sous-commissions ont, elles aussi commencé à préparer les documents de base qui seront soumis aux congressistes. De la direction centrale aux sections régionales, les débats seront essentiellement axés sur les principales questions qui figureront à l'ordre du jour de ces assises, notamment, la ligne idéologique du parti, son identité, le bilan de son SG El Othmani, l’évaluation des résultats des législatives 2007...Des questions auxquelles le parti de la Lampe devra y répondre, tant qu'il n'y aura pas de rivalités de succession en toile de fond pour occulter les enjeux réels. “ C'est un congrès qui se prépare sans clivage autour d'individus ni divergences internes de fond”, nous a déclaré Abdellah Baha, président du Comité Préparatoire du VI ème congrès du PJD. Et d’expliquer que point d’inquiétude sur ce registre puisque c’est le Conseil National du parti qui est habilité à choisir et présenter trois candidats au secrétariat général.
Dans tous les cas, pas un seul Pjdiste n'entend mener le combat sur ce terrain-là. Ce qui les intéresse le plus dépasse de loin le clanisme. L’essentiel pour la majorité se rapporte surtout à la période historique que nous vivons.
Aziz Rebbah, SG de la Jeunesse du parti, estime à ce sujet que le défi aujourd’hui consiste à consolider le positionnement du parti ainsi que ses convictions dans le microcosme politique national: “ Car il ne faut pas oublier que ce congrès se tient dans un contexte politique certes marqué par l’absence d’enjeux électoraux, mais qui reste aussi marqué par l’apparition de nouveaux acteurs politiques qui essayent de marginaliser l’action politique de notre formation, en particulier et de la classe partisane dans son ensemble et ce, par différents moyens ”, a fait savoir Rebbah. Et d’ajouter que la décision d’adopter “une thèse pour le congrès” est une initiative en mesure de répondre démocratiquement à toutes les questions qui taraudent les militants du parti.  
L’actuel SG Saâd Eddine El Othmani, quant à lui, a promis que le parti se portera beaucoup mieux après le congrès. Lahcen Daoudi, l’un des ténors du parti, estime pour sa part que le VI ème congrès va élire le candidat capable de défendre, travailler et militer pour le parti...
La question est, peut-être, tranchée. L’enjeu a certainement changé de taille. Ce sera le MTD de Fouad Ali El Himma, les communales de 2009 et après on verra...Il semble qu’El Othmani n’a pas encore accompli sa mission...!



Saâd Eddine El Othmani, SG du PJD...
Saâd Eddine El Othmani, l’actuel patron du PJD, a été élu à la majorité écrasante au poste de Secrétaire Général du parti lors de la clôture des travaux du Vème congrès national tenus du 10 à 12 avril 2004 à Rabat. Le successeur d’El Khatib avait obtenu 1267 voix sur les 1595 votants, soit un taux de 80,5% dépassant de loin ses rivaux, notamment Abdelilah Benkiran avec 255 voix (16,2%) et Lahcen Daoudi avec 52 voix (3,30%). Mustapha Ramid, quant à lui, avait annoncé aux congressistes que “ compte tenu de circonstances exceptionnelles, je ne suis en rien concerné par les opérations de vote", et d'ajouter que " les mêmes raisons pour lesquelles j'ai présenté ma démission de la présidence du groupe parlementaire m'obligent encore aujourd'hui à me soustraire catégoriquement à ce qui va arriver".  Pour beaucoup d’analystes, El Othmani, était sans doute la personnalité la plus apte à masquer les véritables orientations et les desseins des Islamistes du PJD.
Après le retrait d’El Khatib, El Othamani, l’homme du consensus devait assurer la continuité, arrondir les angles, faire passer la pilule, offrir des garanties, tandis que dans la réalité, tant au niveau des instances décisionnelles qu'à la base, dans la presse, comme au niveau de la représentation parlementaire, les affidés du MUR des sieurs Ramid et Raïssouni affirmaient leur prééminence, leur pouvoir et leur volonté. Un constat qui continue de mettre le PJD sous les feux de l'actualité. 



Trois questions à Abdellah Baha, président du comité organisationel du VI ème congrès du PJD

La Nouvelle Tribune: Quelles sont les attentes des militants du parti à l’occasion du VI ème congrès du PJD ?
Abdellah Baha: De prime abord, je préciserai que jusqu’à présent, les préparatifs sont sur la bonne voie et le succès de notre prochain congrès n’est qu’une question de temps. Ca va être un congrès très ordinaire. Parmi les points à l’ordre du jour de ce congrès, il y a l’avenir du parti, l’évaluation du bilan de l’étape de l’après V ème congrès tenu en 2004, l’étape de l’après les législatives 2007, l’élection du SG et des membres du Conseil National. Je pense qu’il n’y aura pas de changement profond. 

Mais certains militants reprochent à la direction du parti le fait qu’elle n’a pas pu réaliser le raz-de-marrée souhaité lors des législatives de 2007?
Je pense qu’ils sont arrivés à admettre que lors de ces échéances, il y a eu des grandes manoeuvres de part et d’autre. Chose qui n’a pas permis d’aboutir à des élections transparentes.

Et Saâd Eddine El Othmani? 
El Othmani a toujours droit à un autre mandat. Mais il faut attendre quand même les travaux du congrès.


 

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