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Les off d'Ibn Tanjaoui

Auteur : Ibn Tanjaoui

Syndrome d’Iznogoud au RNI…
L’entretien accordé par M. Salaheddine Mezouar, ministre de l’Économie et des Finances, et membre du Comité Exécutif du RNI, à notre confrère «Aujourd’hui le Maroc» en début de semaine, n’est guère passé inaperçu. C’est bien la première fois, en effet, que l’on voit ce parfait gentleman, aussi distingué que poli, entrer de façon abrupte dans la bataille politique, voire politicienne, pour tailler des croupières à son «chef», M. Mustapha Mansouri, à qui il reproche un communiqué trop musclé mettant en cause des «institutions d’Etat» après l’arrestation d’un baron de la drogue présenté comme un ancien député RNI…
Pour les non initiés, on précisera que c’est l’Agence MAP, à l’origine de la dépêche «assassine», qui était visée par le communiqué de M. Mansouri. Celui-ci n’a pas accepté, en effet, que l’agence de presse mentionne une appartenance partisane déjà ancienne (2002), alors que le trafiquant de drogue s’était porté candidat aux législatives de 2007 sous une autre étiquette politique. Pourtant, si M. Mezouar est monté au créneau, ce n’est pas pour défendre Ali Bouzerda et Fouad Ali Himma, (que d’aucuns considèrent comme très influent à la MAP), mais plutôt pour exposer clairement sa prétention au leadership prochain du RNI, alors que ce parti a réalisé un score médiocre aux communales et que plusieurs de ses élus ont quitté la formation pour le PAM. En outre, les «jeunes» du RNI, qui reprochent à l’actuel président de la Chambre des Représentants une «politique d’alliance» totalement opaque et chaotique, craignent que leur formation ne se vide totalement de ses forces vives au fur et à mesure de la montée en puissance du Parti de l’Authenticité et de la Modernité. Salaheddine Mezouar, proche de la gauche socialiste dans sa jeunesse étudiante, se voit aujourd’hui en porte-parole d’une formation de centre droit rajeunie et modernisée, avec d’autres nouveaux venus à la politique tels M. Aziz Akhannouch ou Mohamed Boussaid. Mais, pour prendre l’appareil RNI, difficilement arraché par M. Mansouri à Ahmed Osman, il faudra sans doute plus qu’un simple entretien dans la presse, fut-elle amie.

Nouveaux permis, vieilles pratiques…
Le ministère des Transports, qui a initié le processus de modernisation des cartes grises et des permis de conduire, ne sait pas qu’il a ainsi modifié profondément des habitudes qui, pour illégales qu’elles étaient, se pratiquaient couramment depuis de longues années. En effet, certains automobilistes, aussi pressés que peu soucieux de respecter le Code de la Route, avaient, pour gagner du temps lors d’un contrôle routier, la détestable coutume de laisser en permanence un billet de 50 dirhams à l’intérieur du permis de conduire. Sa configuration en trois volets était idéale pour ce billet destiné à satisfaire tout «contrôleur» peu scrupuleux. Le «permis en carton» avait ainsi le double avantage de rendre le contrôle très rapide, mais surtout, d’empêcher toute «négociation» sur le montant de la «contribution volontaire» à verser… Les nouveaux permis interdisent désormais la subtile manœuvre manuelle qui consistait à extraire le billet vert du document rose, mine de rien… Ghellab, Aboudrar, même combat !


 

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