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Conférence à la SAMIR : Diversifier l’approvisionnement énergétique

Auteur : M.S.

Conférence à la SAMIR : Diversifier l’approvisionnement énergétique

Dans un contexte mondial, où le prix du baril ne fait que grimper (actuellement à 143 dollars), le pétrole est au coeur de tous les débats. Les rencontres et les conférences se multiplient pour comprendre la flambée ininterrompue du carburant. La Société marocaine de raffinage (SAMIR) ne pouvait être en marge de cette préoccupation mondiale. C'est dans ce cadre que l'Institut SAMIR du pétrole a abrité, mardi 1er juillet, une conférence-débat sur le thème : "Géopolitique du pétrole", animée par le chercheur et spécialiste du pétrole, M. Jean-Pierre Favennec, Directeur du Centre Économie et Gestion (Institut français du pétrole). Pour le conférencier, nul doute que l'on aura besoin de beaucoup de pétrole alors que les ressources sont limitées. Prenant l'année 1999, comme référence où le prix du baril du pétrole était à 10 dollars, M. Favennec estime que la demande (donc la consommation) a presque triplé. Résultat : les cours mondiaux du pétrole dépassent aujourd'hui les 140 dollars. Une situation qui s'explique par le fait que de nouveaux pays (émergents) comme la Chine et l'Inde sont venus, en 2008, amplifier la demande alors qu'en 2000 c'était seulement l'Amérique. Si on ajoute à ces éléments la présence d'autres États non producteurs de pétrole, dont la consommation intérieure a également augmenté ces dernières années, on comprendra aisément la forte pression qui s'exerce sur le pétrole. Aujourd'hui, la consommation énergétique annuelle mondiale avoisine les 11-12 milliards de tonnes de pétrole avec 150 m3 par seconde dont l'essentiel provient du pétrole. Et il semble que ces chiffres doubleront en 2050 et plus en 2100. Le conférencier plaide donc pour une efficacité énergétique. C'est-à-dire produire du pétrole propre en vue de diminuer la consommation (pourquoi pas concevoir des voitures consommant 1 litre/100 km). Pour ce qui est de la capacité de production, il faut dire que 2/3 des réserves mondiales proviennent du Moyen Orient (à hauteur de 65 %) alors que les autres pays producteurs et les sociétés privées se partagent le reste. Est-ce à dire que les États continueront à compenser le pétrole à long terme ? La réponse est sans équivoque pour M. Favennec : cela paraît impossible. Il faut procéder à un investissement massif pour réorienter la recherche ainsi que la politique énergétique, en combinant différentes ressources énergétiques. Pour sa part, le Président de la Fédération de l'Énergie, dans une brillante allocution, a mis en exergue les efforts déployés par le Maroc en matière d'énergie sans pour autant occulter les défis à venir. " (...) Le Maroc qui compte très peu de forages en eau profonde, pourra devenir une destination attractive pour des investisseurs sur les côtes atlantiques, grâce aux évolutions technologiques. Par ailleurs, des politiques d'efficacité et de diversification énergétique pourraient déboucher sur l'avènement d'un nouveau paradigme géopolitique. Cette évolution étant encouragée par le niveau actuel des prix de l'énergie" a souligné M. Moulay Abdellah Alaoui.


 

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