Est-ce un simple hasard de calendrier si la Communauté Urbaine de Casablanca se rend enfin compte de l’importance qui s’attache à la mise en œuvre urgente des principaux chantiers qu’attend la capitale économique du pays? Pour emprunter un terme réservé au football, la CUC a eu recours aux prolongations découlant des temps morts pour se pencher sur les véritables problèmes de la ville, puisque son mandat devait légalement s’achever le 30/6/03. Concrètement et ce depuis peu, la CUC a procédé à la réfection des chaussées de presque tous les boulevards de Casablanca, soit plus de 140 Km. Le budget alloué à cette opération est de 310 MDH ( En décembre 2002, le FEC avait prêté cette somme à la CUC à cet effet).
Ainsi donc, après deux reports successifs et à quelques encablures des élections communales du 12 septembre, la CUC a tenu sa dernière session ordinaire. Les deux rendez-vous précédents ont été marqués par une absence importante et flagrante de beaucoup de Conseillers. Un phénomène qui a sévi pratiquement lors de la majorité des sessions de la CUC, qui a pris ses fonctions en l’an 2000. Ce constat démontre l’esprit avec lequel certains de nos élus locaux font face à leur engagement. C’est dire aussi que ces conseillers qui ont fait des mains et des pieds pour être élus ne se soucient pas des problèmes dans lesquels la métropole est engloutie. Les chiffres parlent d’eux-mêmes: parmi plus de 1200 conseillers de la capitale économique, n’ont assisté aux travaux de la dernière session ordinaire de la CUC que 17 membres. Le quorum n’a pas été atteint lors de cette session qui devait être quand même tenue que quel que soit le nombre d’élus présents, conformément aux articles 15 et 19 du Dahir du 30 septembre 1976 qui régit le règlement interne de la CUC. Au menu, plusieurs dossiers relatifs au développement économique et social de la ville. Les conseillers ont voté pour le projet annexe relatif à la gestion déléguée accordée à la Lydec ainsi que pour l’approbation du programme contractuel de la Régie Autonome du Transport Urbain de Casablanca ( RATC) et la gestion déléguée de la Régie. D’autres dossiers ont été également inscrits à l’ordre du jour tels que le réexamen des arrêtés régissant les taxes sur les abats des nouveaux abattoirs, les loyers des magasins de gros des légumes et fruits ainsi que l’examen de l’amendement de l’arrêté n°2/90 visant le prélèvement de la taxe imposée sur les abats en provenance des autres communes, taxe de 0,03 Dhs le Kg, actuellement fixée à 1,50 Dhs. La question de la subvention de 10.000.000 Dhs destinée à l’acquisition de logement au profit du personnel de la CUC a été également inscrite à l’ordre du jour de cette session. Hormis le projet annexe relatif à la gestion déléguée accordée à la Lydec et dont l’examen a été reporté, tous les autres dossiers ont été approuvés par les conseillers. Cette session a été marquée également par l’approbation de l’accord établi entre la CUC et la Lydec en matière d’assistance technique dans le domaine de l’éclairage public de la ville et de la prérogative accordée au Président de la CUC de représenter celle-ci en justice. Par ailleurs, le plus important des dossiers approuvé n’est autre que celui du programme contractuel de la RATC. Cette vieille entreprise publique qui est presque en la faillite attend toujours une bouée de sauvetage. Cependant, la CUC ne s’est pas penchée sur la collecte des ordures qui continue de poser de sérieux problèmes pour les Casablancais ainsi que d’autres préoccupations primordiales pour le quotidien des habitants. La CUC part et laisse derrière elle une dette d’environ 1200 MDH. Dossier que la prochaine équipe aura la lourde tâche de gérer. Bref, des efforts importants restent à fournir sur tous les fronts par le Conseil de la Ville.
H.Z.