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De nouvelles configurations pour Casablanca

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Publier le : September 4, 2003

Les Communales de septembre 2003  pointent à l’horizon. Le changement sera de taille à l’image de ce qui s’est produit le 27 septembre 2002. La nouveauté actuelle est celle de “ l’unité de la ville”. Six grandes villes ont été retenues eu égard à leurs poids démographique, économique et territorial ( Casablanca, Rabat, Salé, Tanger, Marrakech et Fès). Néanmoins, de toutes ces six villes, Casablanca attire une appétence administrative particulière. L’aménagement de la capitale économique est entré dans son étape de gestation la plus cruciale, à savoir, son découpage administratif en 16 Arrondissements. Sur les 1200 conseillers communaux, il ne devrait rester que 290 listes pour 385 sièges à pourvoir. Le reste serait élu directement au Conseil de la Ville. Bref, ils seront donc 7100 candidats à Casablanca répartis sur 290 listes présentées par 27 formations politiques à se disputer les 385 sièges. Dans cette ville, les partis traditionnels ont cartonné. USFP, PI, MP et UC ont couvert par leurs candidatures l’ensemble du territoire de la ville. Autrement dit, ils ont présenté autant de candidats que de sièges à pourvoir. Sur les 27 formations en lice, 5 seulement n’ont pas présenté de candidats à Sidi Othman. L’absence la plus remarquée est celle du RNI qui n’a pas présenté de candidats dans cet arrondissement. Sur les 21 sièges à pourvoir dans la commune de Aïn Sebaâ, seuls trois partis ont présenté leurs candidatures. Soit le plus faible taux de candidatures de la métropole. A Sidi Belyout, Saâd El Abbassi se représente à sa propre réélection. Il est tête de liste du RNI. Devant lui un concurrent de poids. C’est l’Usfpeïste Khalid Alioua. A Anfa l’USFP et l’Istiqlal ont parié sur la féminité en présentant 2 femmes en tête de liste. Il s’agit respectivement de Zoubida Bouyad et Yasmina Baddou. Leurs concurrents sont des hommes politiques aguerris: Mohamed Ali Belhaj du MNP, Mohamed Fakhir de l’UC et l’ex-patron de la CGEM et Président fondateur de FC Abderrahim Lahjouji. Au Maârif, le PJD a aussi joué la carte de la féminité. Il a placé en tête de liste Fatna Oumail. Le MDS de Mahmoud Archane enregistre le taux de couverture le plus faible avec 5 listes ( Sidi Belyout, Sidi Moumen, Aïn Chok, Sbata et Sidi Othmane, soit 122 candidats). Les SAP, quant à eux ont totalisé 141 candidats répartis sur cinq communes. Ces derniers ont préféré se présenter dans les quartiers périphériques du Grand Casablanca.  

H.Z.

Conseil de la Ville/Communauté Urbaine

M. Abbadi Driss, professeur à la faculté de Droit de Mohamédia : Le système de la Communauté urbaine se présente comme un ensemble de communes indépendantes les unes des autres, ayant chacune ses propres moyens, sans réelle coordination entre elles. La plupart des 14 Communautés urbaines formant les grandes villes du Maroc sont devenues des unités “ingérables”. La réforme les a remplacées par le Conseil de la Ville calqué sur le modèle français des grandes villes Paris-Lyon-Marseille. Ce système fonctionne au moyen d’une commune unique pour toute la ville, en tant que collectivité locale ayant la personnalité morale et l’autonomie financière, avec un Conseil municipal (Conseil de la Ville). Les anciennes communes sont transformées en arrondissements dotés de Conseils et de Présidents mais n’ayant qu’un statut de démembrement de la commune et disposant de pouvoirs limités de gestion déléguée.



 

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