| | Articles » Actualité | | SM Mohammed VI, ROI du Maroc |
|---|
Auteur : Publier le : July 31, 2003
À ce sujet, on ne manquera pas de reconnaître que les quatre années de règne de SM Mohammed VI n’ont pas été celles de la facilité, notamment du fait d’une conjoncture interne et externe marquée par de nombreuses problématiques. En effet, dès son accession au Trône, il revenait au Souverain, d’affirmer sa personnalité et ses credo, notamment en matière de droits de l’Homme, de bonne gouvernance, de définition des pouvoirs des agents d’autorité, sans pour autant " casser la baraque " comme le recommandaient certains apprentis sorciers qui, depuis, ont largement montré leur capacité de nuisance sous couvert d’un discours faussement démocratique et en réalité à vocation déstabilisatrice. Il revenait également à SM le Roi de se montrer le digne continuateur de l’œuvre de feu Hassan II, à la fois dans sa dimension édificatrice d’un État moderne, une société démocratique et des institutions réellement représentatives, mais aussi dans la défense des causes sacrées qui unissent et mobilisent les Marocains depuis des décennies, telles la préservation de l’unité nationale et l’intégrité territoriale du Royaume, à la lumière notamment de la marocanité des provinces du sud saharien. Il revenait enfin à SM Mohammed VI d’imprimer sa propre personnalité à la conduite de la politique extérieure du Maroc afin que notre pays conserve la place de choix qu’il occupe sur les scènes régionale et internationale dans un contexte difficile marqué par l’après 11 septembre 2001, la " campagne d’Afghanistan ", la crise maroco-espagnole de juillet 2002, les manigances du pouvoir militaire algérien, la question moyen-orientale ou encore l’affrontement diplomatique puis militaire entre les Etats-Unis et la Grande-Bretagne d’une part et le régime de Saddam Hussein d’autre part. Les quatre dernières années ont été, à l’aune de ces évocations, cardinales pour le devenir de notre pays et la satisfaction des revendications essentielles des Marocains. Avancées et contraintes Certes, les avancées n’ont pas permis d’éradiquer la pauvreté, le chômage, les logements insalubres, la corruption. Certes, la Santé est toujours mal en point, l’Éducation Nationale en piteux état, tandis que les fonctionnaires se plaignent de la modicité de leurs émoluments. Il n’y a pas eu donc de baguette magique pour résoudre en quelques années des problèmes structurels profonds et dont la solution nécessite outre la vision, qui existe indéniablement désormais, les hommes et les moyens qui n’ont pas toujours été disponibles. Les mentalités, les habitudes, l’égoïsme, l’appât du gain facile, tous ces vices d’une société en évolution rapide ont pu perdurer, notamment parce que les canaux de formation du citoyen conscient et éduqué ne sont pas encore tout à fait opérationnels. Le travail en profondeur engagé à la fois par des éléments de la société civile, les partis politiques et certains départements ministériels n’a pas encore porté ses fruits, mais, incontestablement, le bilan de ces quatre années de règne de SM le Roi montre qu’un tournant a effectivement eu lieu. Paradoxalement d’ailleurs, c’est après les tristes et terribles événements du 16 mai 2003 à Casablanca que la réelle prise de conscience de cette mutation profonde s’est opérée à plusieurs niveaux de la société nationale. Jusque-là, ceux qui pressentaient que le Maroc avait changé et qu’il se trouvait sur la bonne voie étaient minoritaires, taxés de " makhzénisme impénitent ", attaqués fréquemment par les cercles maximalistes. Ceux-ci, incroyable alliance de gauchistes mal dégrossis, de bourgeois blasés et individualistes, d’ambitieux frustrés, ont cru pouvoir exploiter le réel climat de tolérance et les sentiments profonds d’attachement aux principes démocratiques du Souverain pour fragiliser les institutions, initier un processus de dénigrement systématique des corps constitués, de l’appareil sécuritaire, de la classe politique (qui n’est pas sans défauts majeurs certes), de la presse qui refuse les manipulations (fussent-elles d’origine étrangère ou de haute lignée !). Pourtant, en l’espace de quatre ans, de grands pas en avant ont été réalisés, notamment pour la reconnaissance de l’apport amazigh dans l’identité nationale, la place de la Femme dans un Maroc ouvert, moderne et tolérant (avec l’espoir certain que la révision de la Moudouwana aura prochainement lieu), le respect des engagements pris pour une représentativité irréfutable des instances élues au suffrage universel, la mise en chantier de nombreuses réformes de fond pour l’amélioration des conditions de vie des citoyens, le lancement de chantiers fondamentaux pour les infrastructures de base du pays, l’axe stratégique de développement de l’industrie touristique, la mise à niveau des entreprises locales dans la perspective de l’accord d’association avec l’UE et celui de partenariat avec les Etats-Unis, l’adoption d’un Code du Travail réaliste et adapté aux défis de la mondialisation, de la concurrence et de la compétitivité, l’initiation d’une politique de réforme de l’Éducation nationale, de ses méthodes et de ses manuels, etc. Ces acquis ont été engrangés dans un contexte de morosité économique mondiale, de contraction des marchés touristiques émetteurs, de sécheresse et d’aléas climatiques préjudiciables à la production agricole nationale, notamment. Dans un climat de grande liberté d’expression et de réunion, d’outrecuidance journalistique systématiquement adoptée par quelques titres aux objectifs aujourd’hui clairement établis, de montée en puissance d’un courant islamiste hostile au rite malékite sunnite marocain et qui, par divers canaux, légaux et clandestins, s’attaquait à la société marocaine en profondeur, le Royaume a poursuivi sa marche vers les objectifs que lui avait fixé SM Mohammed VI. La mutation était effective, mais les impatients, les excités, les malhonnêtes et les comploteurs (car ils existent !) s’arrangeaient pour en nier l’existence, la pertinence et même la nécessité. Les choix Le 16 mai 2003 a remis chacun devant ses choix et responsabilités. Le Maroc, comme un seul homme, a rejeté avec effroi et fermeté le discours des hypocrites et des faux dévots qui, à mots de moins en moins couverts, voulaient remettre en cause le système institutionnel national, plonger la société dans des pratiques barbares et antédiluviennes qui ont cours dans des contrées lointaines, revenir sur les engagements modernistes et pluralistes de la Démocratie marocaine. Par les urnes, le prêche et le terrorisme aveugle, ils ont tenté de freiner le cours de l’Histoire, infligeant aux Casablancais des dommages et des peines qui ne seront pas oubliés. Le Maroc a réagi, par l’usage légitime des moyens que la Loi confère à ceux qui sont chargés de préserver l’ordre et la sécurité publiques. Mais dans le même temps, des restructurations en profondeur ont été opérées, notamment au niveau de l’appareil sécuritaire, afin que les hommes du passé, les pratiques de l’ère ancienne, les habitudes d’une époque révolue disparaissent à tout jamais. C’est la volonté manifeste et claire de SM le Roi qui s’est exprimée à travers les récentes nominations à la DGSN, à la DST et au ministère de l’Intérieur. Les hommes choisis l’ont été pour leur parcours exemplaire, leur dévouement et leur patriotisme, leurs compétences aussi. Et ce n’est guère anodin ou incident que ces promotions soient intervenues à la veille même de la célébration de ces quatre premières années d’un règne qui, chaque jour un peu plus, affirmera et confirmera les engagements, les volontés, les ambitions et les objectifs de SM le Roi pour un Maroc ancré dans la modernité et l’ouverture, la tolérance et l’attachement profond à toutes les valeurs et sacralités qui ont permis la pérennité et la grandeur du Royaume du Maroc. Fahd YATA
|
|