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Les Mandari…nades de Hicham

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Hicham Mandari, qui est le rejeton d’un proxénète notoire installé dans le Golfe, dont le frère est lui-même aujourd’hui sous les verrous pour tentative d’escroquerie, n’a jamais été, selon les preuves fournies par Me Boussier au quotidien de Colombani et de Plenel, conseiller du défunt Souverain et son passeport est un document falsifié. Mais le grand journal du soir parisien nous montre une partie de "sa face cachée" en refusant systématiquement de publier les démentis de l’avocat du Royaume. Mieux encore, Le Monde, qui accorde, comme on le sait, une attention particulière aux " affaires marocaines ", a toujours refusé entre juin 1999 et avril 2003, de publier les démentis officiels et ceux adressées par Me Boussier sur un individu notamment accusé de fabrication de fausse monnaie (bahreïnie), successivement incarcéré aux Etats-Unis (à Miami) et en France où il réside actuellement, dans l’attente de son procès.
Le communiqué de Me Boussier laisse donc entendre que la Justice française sera amenée à se prononcer sur ce refus du quotidien : " Le Royaume du Maroc est décidé à saisir la justice pour obtenir réparation et rétablir, une fois pour toutes, la réalité des faits et la vérité sur une affaire de tentative d’escroquerie et de faux et usage de faux, dont l’auteur cherche à s’exonérer en donnant à ce fait divers une tonalité politique qui n’a jamais eu le moindre fondement ". 

De particulier à particuliers…


Hicham Mandari n’est point un inconnu pour une bonne partie de l’opinion publique, notamment parce que plusieurs titres de la presse nationale informent régulièrement sur " les activités ", le parcours et les mésaventures de cet individu, à la formation intellectuelle des plus limitées et qui, après ses magouilles financières, vient de se découvrir une vocation politique en créant à Londres le mouvement des "MAROCAINS LIBRES". 
Il y a ceux qui, par recherche du sensationnel, publient des entretiens avec ses proches et ceux qui, pour des raisons autrement plus "sérieuses", lui servent de caisse de résonance…
Bien évidemment, seuls les seconds nous intéressent ici. Hicham Mandari, en effet, est un " client " bien utile pour ces quelques titres qui, par volonté systématique de nuire, exploitent quand ils ne fabriquent pas chaque événement susceptible de justifier leur démarche oppositionnelle auto-érigée. Un Mandari s’affirmant ancien " conseiller de feu SM Hassan II ", est aussitôt mis en valeur, interviewé même par Ali Lemrabet dans Demain Magazine du 16 novembre 2002 et dans Doumane à la même époque.
L’ex-gréviste de la faim, qui vient d’ailleurs de regagner sa cellule, nie aujourd’hui toute relation avec l’escroc alors que dans le numéro précité de son hebdomadaire, il n’hésitait pas à le présenter comme " l’un des Marocains les plus recherchés par le régime marocain"…
Mrabet qui " lui servit la soupe " quand Mandari affirma avoir été victime d’une tentative d’assassinat perpétrée par " les services marocains " (quand d’autres parlent de la mafia ukrainienne), rejette désormais avec hauteur et dédain la proposition du même Hicham  (mais est-ce vraiment le même qui est à l’origine de tout cela ?) d’imprimer en France l’hebdomadaire Doumane.
Curieuse relation donc d’attraction-répulsion entre l’escroc affabulateur et le plus célèbre gréviste de la faim du monde qui figurera dans le Guinness Book of Records, non pour la qualité de ses articles, mais pour sa performance de jeûneur… Une telle aptitude au sacrifice est tellement évidente que Ali Lmrabet n’hésite pas à menacer, dans une lettre datée du 12 juillet dernier, le ministre de la Justice de prochaine récidive : "Quand j’aurai récupéré toutes mes forces, je me défendrai par des moyens pacifiques, mais extrêmes… " (in Le Journal hebdomadaire du 19 juillet 2003). Il est vrai que Lmrabet a pu disposer, durant la grève de la faim en question, de l’assistance efficace et active d’un nutritionniste spécialement attaché à sa personne. Un médecin particulier en somme pour un combat particulier, particulièrement suivi par une presse particulière au service d’un célèbre particulier. Celui-ci, par son entremise particulière, a permis de sauver la vie particulièrement précieuse d’un journaliste très particulier, prêt à faire don de sa personne pour permettre à ce noble particulier de revenir avec un éclat particulier sur le devant de la scène publique en un moment particulièrement important. C’était quand le Maroc enterrait dans la douleur et l’émotion les malheureuses victimes de cet islamisme dévastateur que des esprits particulièrement bornés s’ingénient à nous présenter (avec l’aide d’intellectuels espagnols particulièrement spécialisés dans l’analyse du Maroc) comme " les victimes des sécuritaires ". Ces derniers, soit dit au passage, voueraient une haine toute particulière à ce particulier éminent qui, au lieu de se solidariser avec les victimes du terrorisme, a choisi d’associer sa noble image à celle d’un journaliste bien particulier, donnant ainsi l’occasion à un psychologue particulièrement fin et inspiré de poser un pavé volumineux dans un hebdomadaire.

Au service de …


Un texte particulièrement décousu et plein de contradictions, encensant la technostructure au détriment de l’observance des règles élémentaires d’une démocratie qu’il refuse donc au peuple marocain, accordant le respect de la sacralité à l’un et la refusant à son parent, louant les sorties magnifiques d’un homme bien né certes, mais qui ne peut plus cacher son ambition dévorante, sa frustration littéralement passionnelle. Un psychologue si particulier qu’il en oublie l’un des principes de son sacerdoce, celui qui veut qu’on lave son linge sale en famille, même chez les "grands" !
Un devoir de réserve, en somme, qui ne souffre d’aucune exception quand on porte un nom qui se confond avec l’Histoire du Royaume depuis des siècles et dont la violation systématique et répétée, orchestrée même, prouve, si besoin est encore, qu’une démarche délibérée est entreprise pour des perspectives que tout sujet, tout citoyen, tout patriote, a le droit, sinon le devoir d’exposer, puis de dénoncer quand elles sont si évidentes...
Un devoir de réserve que, par contre, ceux qui le servent et dont ils sont les instruments complaisants (et intéressés ?) ne sont guère obligés de respecter. Tel Lmrabet qui s’apprêterait à "remettre le couvert" dès la fin de sa convalescence afin de faire plier le Royaume tout entier, tel ce disciple d’Hippocrate qui se spécialise dans les potions et autres remèdes pour faire durer le plaisir (de la faim, pas l’autre…), tel ce rédac chef qui allume violemment ceux qui l’ont porté sur les fonts baptismaux du métier, en une haine quasiment viscérale parce que nourrie d’une frustration inextinguible, tel cet ancien cadre "marron"  et désargenté qui entreprit pourtant un long voyage vers la Floride au moment où Mandari "résidait" à Miami, tel cet écrivaillon par intermittence qui se planque lorsqu’on l’appelle au téléphone tellement il est courageux, etc, etc.
Mandari et consorts sont au service d’un dessein. Et si le premier cité semble être lâché par le Manipulateur, les autres sont encore " au turf ". Ils le savent et nous le savons. Pas besoin de faire un dessin !

Fahd YATA



 

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