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Une diversité d’acteurs

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Publier le : July 17, 2003

Peut-on aujourd’hui arriver à décliner le profil des principaux acteurs de la solidarité ? Sans doute, mais cela reste un travail pas aisé, car elle est actuellement menée par une diversité d’acteurs. Cela se comprend aisément. Face à l’immensité de la tâche, du champ à défricher, il est unanimement admis que l’État à lui seul ne peut tout faire. D’ailleurs, n’a-t-on pas coutume de dire qu’une seule main ne saurait applaudir? On trouve donc parmi les acteurs des départements publics, de grandes tout comme de moyennes ou petites entreprises, des particuliers, qui sont mécènes ou philanthropes ou simplement bénévoles... Les modes d’action sont tout aussi divers. Du côté du Public des agences, d’autres institutions d’entraide et de solidarité sont mises en place. Dans le Privé, ce sont les organisations non gouvernementales (ONG), les fondations, les associations d’utilité publique, les coopératives, tontines(...),  qui œuvrent directement dans l’aide aux populations démunies. Si pour certaines entreprises, il y a un département spécifique qui s’occupe de toutes les actions citoyennes, pour d’autres c’est par une fondation dûment créée qu’elles s’exercent.
Les actions réalisées vont de l’amélioration du cadre de vie par l’aménagement d’espaces verts, l’assainissement de l’environnement, à des actions de santé de proximité en passant par l’éducation et la sensibilisation des masses, l’accès aux systèmes de financements, la construction de centres socio-culturels, d’hôpitaux, de bibliothèques, etc. Grâce à celles-ci, tant bien que mal, la grande masse de laissés-pour-compte arrive à acquérir les rudiments nécessaires pour assumer des activités à plus forte valeur ajoutée. Ainsi dans les milieux ruraux aussi bien en zones urbaines, des populations arrivent à acquérir des logements décents, accéder au micro-crédit pour financer leurs projets, arriver à des formations qualifiantes... Au plan de leur application, on trouve des actions périodiques, ponctuelles, ou qui s’inscrivent plus durablement dans le temps.
Dans le lot, la plupart des observateurs tirent leur chapeau au secteur bancaire, (même si les banques doivent mettre davantage la main à la poche), qui présente toute une panoplie de fondations. Ce secteur  soutient des populations artistes ou enclavées dans l’éducation de leur enfants... D’autres opérateurs dans des créneaux a priori très polluants, comme la production de ciment, s’attelent à réduire progressivement leurs émissions, et participent à la destruction, par incinération, de médicaments périmés. Les ONG et les fondations, qui procurent généralement aux ménagères et femmes rurales des micro-crédits, voient aussi leur geste fort apprécié.
Jusqu’à présent, la coordination des actions de solidarité était surtout à mettre à l’actif de l’État, qui grâce à un budget spécifique soutient les ONG et associations qui mènent des politiques d’insertion et d’amélioration des conditions des populations défavorisées. Maintenant pour plus d’efficience et pour pérenniser ces actions, il faudrait une collaboration plus vaste afin d’instaurer plus d’harmonie .
À la vue de l’action de tous ces «modèles»- n’ayons pas peur des mots- de la société, il ressort que d’autres secteurs très capitalistiques, ou autres individus nantis, doivent aussi suivre l’exemple. Une manière de prendre en considération la proposition de l’autre qui avance, qu’il faut maintenant y aller, sachant que ce n’est pas seulement la vérole qui est contagieuse... 

D. MB.



 

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