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Le come back de la Koutla Vie politique

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Nous assistons  à l’éclosion de nouveaux partis politiques, à de multiples scissions au sein de certaines formations ainsi qu’à de nouvelles alliances et coalitions. Les formations traditionnelles essayent de se retrouver. L’action du gouvernement Jettou demeure inconnue et sans effet réel. Dans cette conjoncture politique, certains partis de gauche persistent et signent : Il est temps d’unir les rangs et de se rapprocher les uns des autres. C’est le cas de le dire à l’heure des concertations et des contacts entre les partis du Bloc Démocratique : USFP, PPS, Istiqlal et OADP. Couronnement d’un long processus “d’officialisation”, les formations de la Koutla ont décidé de franchir le pas en essayant, de nouveau, de se réorganiser. Un autre tournant dans l’histoire de ces partis. Pour M. Khalid Naciri, membre du B.P du PPS, la Koutla est une plante qui doit être arrosée de temps en temps pour continuer à vivre. Sur ce plan, la conscience est de mise. Néanmoins, pour les différentes formations de la Koutla, c’est une lourde charge à assumer en vue d’adapter leur démarche idéologique et partisane avec les nouvelles donnes de l’actuel environnement politique du pays. Un constat que M. Naciri n’exclut nullement. “ La scène politique nationale comprend des éléments favorables et autres défavorables, d’où la nécessité de neutraliser les derniers et de se mobiliser en perspective des éléments favorables”. Faut-il voir en ce rapprochement une leçon de tolérance et d’acceptation de l’autre malgré beaucoup de points de désaccord ou bien s’agit-t-il d’un calcul purement politicien ? Devant cette question,  M. Naciri est on ne peut plus clair. Il a souligné que la Koutla est malade et qu’il faut multiplier les efforts pour la guérir. Sa “réinvention” est, aujourd’hui plus que jamais, nécessaire. “ Cette nécessité se justifie par l’élaboration d’une nouvelle démarche politique, une étape importante dans la pratique partisane, en vue de passer par diverses expériences de militantisme à celle de la pratique politique organisée et rationnelle” . Serait-ce là le début d’une étape de maturité commandée par l’approche des élections communales ? M. Naciri précise à ce sujet que même sur le plan conjoncturel, il faut dire que la Koutla n’a pas toujours abouti et les dernières législatives l’ont montré. Pour cette raison, explique-t-il, son renouvellement demeure une nécessité aussi bien pour les formations concernées que pour le processus démocratique du pays dans son ensemble. Toutefois, ce qui est important, selon lui, c’est que la Koutla est toujours en vie. “ C’est vrai, elle était malade mais elle n’est pas morte”, conclut-il.  En définitive, avec cette volonté de faire renaître le Bloc Démocratique, les choses devraient aller plus vite. À moins que les contestataires ne décident autrement. Dans tous les cas, la gestion de la Koutla ne peut plus être comme avant. Le parcours politique du pays devrait constituer une raison politique pour la mettre au diapason des réalités socio-politiques et économiques du Maroc d’après les législatives 2002.

H.Z.




 

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