C’était l’occasion pour le Collectif Printemps de l’Égalité : Association Démocratique des Femmes du Maroc, Centre d’orientation juridique et psychologique des femmes agressées... de relancer une compagne de communication via les médias écrits. En effet, le « Printemps de l’égalité» a tenu une série de rencontres avec les secrétaires généraux des partis politiques. La conférence de presse a donc été l’occasion de communiquer les résultats de ces entretiens. Il semblerait qu’une large majorité des classes politiques a approuvé le projet de la Moudawana. Mais malgré cette adhésion presque totale des partis politiques, les leaders du Collectif «Printemps de l’Égalité» ont remarqué une certaine réticence de la part d’autres formations politiques.
Le Printemps de l’Égalité considère que l’actuelle réforme de la Moudawana, à l’instar des autres législations, interpelle fortement les partis politiques et exige qu’ils s’expriment clairement sur le projet de société qu’ils défendent.
Mr Youssoufi a affirmé le soutien du parti de l’Union Socialiste des Forces Populaires aux revendications du Printemps, en déclarant que son parti œuvrerait à présenter son appui au niveau médiatique, parlementaire, gouvernemental à ses revendications. Quant à My Ismaïl Alaoui, secrétaire général du Parti du Progrès et du Socialisme, il a déclaré que son parti est prêt aussi à présenter toutes les formes de soutien en vue de permettre l’égalité entre les hommes et les femmes , sans quoi, a-t-il ajouté, on ne peut prétendre à la construction d’une société démocratique et moderne. Mr Saïd Ait Idder, MM Thami ELKhiary, Aissa El Ouadighi, Saïd Ameskane, Ahmed Benjelloun, Abbas El Fassi, Ahmed Osman, Mohamed El Ouazzani, Mohamed Bouzoubaa, Mahjoubi Aherdane, Abderahim Lahjouji, tous optent pour une vision capable d’intégrer les femmes en tant qu’actrices et bénéficiaires, de démocratiser les relations entre hommes et femmes au sein de la famille et instaurer des relations conjugales basées sur l’affection, le respect et la solidarité mutuels. Pour que des femmes cessent d’êtres battues, maltraitées, répudiées... Pour que leurs droits de citoyennes ne soient plus bafoués. Pour qu’elles soient enfin pleinement respectées.
I.K