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La scission menace le PJD Vie politique

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L’on attendait avec beaucoup d’intérêt cette réunion du Conseil National du PJD. Normal, diront certains, puisqu’après les événements tragiques du 16 mai à Casablanca, le parti du Dr El Khatib connaît de sérieux clivages, d’où l’extrême nécessité d’une réhabilitation. Réadmission dans le tissu politique national oblige. En effet, entre les signes de malaise et le remue-ménage, une chose est sûre: la formation d’El Khatib est en train de se débarrasser de ses membres « trouble-fête «. Mais arrivera-t-elle à le faire? Des déclarations ça et là des Pjdistes qui font dire aux observateurs que ce parti n’est pas au bout de ses peines. L’heure des calculs et des règlements de comptes politiques a bel et bien sonné. Samedi 5 juillet, tous les ténors du parti sont présents à l’exception de M. Mohamed Khalidi. A l’ordre du jour, l’analyse de la situation politique actuelle du pays ainsi que le cadre général du parti après les événements du 16 mai. D’autres invités politiques étaient également dans la salle. Il s’agit des membres de la famille harakiste. On reconnaît Bouâzza Ikken de l’UD, El Mahjoubi Ahardane du MNP et Mahmoud Archane du MDS. Le ton est donné par le S.G du parti. L’allocution de M. El Khatib n’a pas duré longtemps, comme d’habitude d’ailleurs. Il fut très bref. Néanmoins, tout ce que l’on peut retenir de son discours, c’est qu’il veut que les uns et les autres clarifient leurs positions au sujet de leur adhésion et la nature de leur action au sein du PJD. Le danger est là et il le sait très bien en dépit des déclarations de certains militants du parti qui ne cessent de rassurer et de prétendre que leur formation se porte bien. Néanmoins, la réalité a ses propres vérités. Lors de cette réunion, beaucoup de voix se sont levées contre le leader du parti en faveur de Ahmed Raïssouni. Un constat qui ne date pas d’aujourd’hui puisque les deux tendances s’affrontent depuis l’annonce de la démission de Raïssouni de la présidence du MUR. Seulement, ce samedi 5 juillet, l’on a mis les points sur les «i» et il s’est avéré que la popularité d’El Khatib régresse de manière considérable dans les rangs des militants du parti. La situation actuelle du PJD ne risque-t-elle pas de déboucher sur une scission à l’image de ce qui s’est passé au sein de l’USFP ? La question reste posée en attendant les prochaines communales, principal verdict. 

H.Z.


Flash Back

Lorsque le leader du Mouvement Populaire Démocratique et Constitutionnel ( MPDC), M. Abdelkrim El Khatib avait accepté d’accueillir dans les rangs de son parti les islamistes du MUR, son objectif était, du point de vue d’un observateur, de récupérer les militants de cette mouvance islamiste en leur offrant un cadre d’action politique afin d’intégrer la scène politique nationale. El Khatib leur a, d’ailleurs, imposé des conditions avant de sceller leur pacte d’adhésion. Des clauses qu’ils ont promis de respecter. Néanmoins, au fil des années, alors que le parti devenait de plus en plus important, les promesses n’ont pas abouti et actuellement le climat s’intensifie entre le MUR de Raïssouni et le PJD d’El Khatib. Ce dernier a du mal, semble-t-il, à contrôler la situation.



 

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