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Les faux comptes de Ramid PJD

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Publier le : July 3, 2003

La famille Pjdiste est à la croisée des chemins. Les amis d’hier deviennent, semble-t-il, de plus en plus les ennemis d’aujourd’hui. Tout a commencé avec le départ de Ahmed Raïssouni, ex-président du Mouvement Unité et Réforme ( majoritaire au sein du PJD). Actuellement, c’est la démission du Me Ramid de la présidence du chef du groupe parlementaire de ce parti  qui le prouve. Le Secrétaire Général de cette formation le Dr Abdelkrim El Khatib a accepté immédiatement sa démission tout en lui demandant d’expédier les affaires courantes jusqu’à la fin de l’actuelle session parlementaire. Que se passe-t-il donc au PJD? Le parti est-il mis à mal par des conflits internes ? L’heure des règlements de comptes a-t-elle sonné pour certains de ses membres? Dans tous les cas, il semble qu’après les événements tragiques du 16 mai à Casablanca, abstraction faite de la démission de Ramid ou celle de Raïssouni, le PJD connaît de sérieux clivages d’où l’extrême nécessité d’une réhabilitation. Réadmission dans le tissus politique national oblige. Entre les signes du malaise et le remue-ménage, une chose est sûre: la formation du Dr El Khatib est en train de se débarrasser de ses membres « trouble-fête «. Les propos de Ahmed Raïssouni au sujet de Imarat Al Mouminine a poussé le S.G à accélérer le processus de « nettoyage interne» au sein de sa formation. Cette opération, qui avait commencé quelques jours avant les attentats du 16 mai, est devenue au lendemain de ces événements une nécessité absolue. Actuellement, le parti tient des réunions régulières. Dr El Khatib est catégorique et ne mâche pas ses mots. A chaque occasion, il ne cesse de demander à certains membres des instances dirigeantes du parti de clarifier leurs positions ou de quitter. Cependant, devant cet argument, se dressent évidement certaines questions d’ordre politique. Le PJD veut-il consacrer, par là, l’image d’une organisation collée essentiellement aux valeurs et aux institutions de l’Etat marocain et ceci, bien sûr, confortablement dans les rangs de l’opposition? Dans ces conditions, qui garantit l’efficacité et la transparence? En effet, sous la conduite d’une direction homogène

(visible au moins), les responsabilités sont en train de se définir et il n’y a pas lieu de se cacher derrière des excuses portant sur les exigences de la conjoncture, les intérêts supérieurs du parti ( voire du Dr El Khatib) ou le poids des stratégies d’équilibre.

Si l’on revient à la démission de M. Mostapha Ramid, son cas illustre la démarche du PJD dans ce sens. De l’avis d’un observateur, Me Ramid ne fait pas la distinction entre le politique et le militantisme islamiste. Chose qui a porté atteinte à l’image du parti. Résultat: beaucoup de voix se sont élevées contre le PJD après les événements meurtriers du 16 mai tout en l’accusant de responsabilité morale. Quant à Ramid, il devrait compter sur son métier d’avocat pour véhiculer et exercer son militantisme islamiste. En attendant, il devrait bien méditer ce dicton: «En politique, il n’y a pas de sentiments, il n’y a que les intérêts qui priment sur toute autre considération».

 

H.Z.



 

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