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La liquidité s’est améliorée, mais …

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Parmi les principaux facteurs qui faisaient que la place casablancaise était jugée peu attrayante aux yeux des investisseurs étrangers, la faible liquidité des titres occupait une place prépondérante. En effet, tout investisseur qui place ses économies dans un marché boursier espère pouvoir désinvestir sans beaucoup de difficultés et ce dès qu’il le souhaite.  Or, cela n’est possible que quand les actions sur lesquelles il investit sont liquides. Ce qui était loin d’être le cas. Aujourd’hui, la situation a un peu évolué et la Bourse de Casablanca est devenue relativement plus liquide grâce au chagement du périmètre consécutive à la cotation de grandes entreprises (Maroc Telecom, Addoha, BCP, Lydec, etc.) qui drainent des volumes de plus en plus conséquents. En 2006, les transactions ont généré un volume global de 117,38 milliards de dirhams au niveau du marché central actions, soit un volume moyen quotidien de 471,4 MDH. Durant le mois de décembre, le volume moyen quotidien des transactions a même dépassé 1 000 MDH. On est loin des 6,47 et 6,54 milliards de dirhams de volumes annuels enregistrés sur le marché respectivement en 2002 et 2003. Du coup, le ratio de liquidité du marché s’est nettement amélioré passant de 7,4 % en 2002 à 14,9 % à fin  2005 pour atteindre 28,14 % en 2006. Reste que cette performance est un peu à relativiser étant donné qu’il est essentiellement le fait de bons ratios de liquidités de certaines valeurs telles Addoha (88,65 %), CIH (59,73 %), Managem (57,4 %) et BMCE Bank (44,86 %), etc. Hors Addoha, le ratio de liquidité de la place tombe 22% en 2006.
Les entreprises qui affichent une meilleure liquidité sont celles généralement qui ont un flottant en Bourse plus ou plus relativement important. C’est le cas d’Addoha, Sonasid, Managem, BMCE Bank et CIH qui ont des flottants représentant respectivement 35 %, 29,81%, 24 %, 23,35 % et 17,22 %, de leur capital social respectif.

Plus de 3 fois le SMIG!

Malheureusement, si les opérations de rachat d’actions contribuent à l’animation du marché, elles se traduisent néanmoins parfois par des réductions drastiques des flottants des entreprises qui recourent à ces programmes de rachat de leurs propres actions. Les augmentations de capital des sociétés déjà cotées pourraient contribuer à améliorer le flottant de ces sociétés. Ce faisant, il serait peut être judicieux que certaines incitations, d’ordres fiscales par exemple, soient accordées à ces entreprises au même titre que celles qui s’introduisent en Bourse. De même, il serait peut être opportun de revoir à la baisse le nominal des actions des sociétés cotées pour rendre leurs titres à la portée de toutes les bourse. A titre d’exemple, les transactions relatives au titre Centrale Laitière n’ont porté que sur 6 335 titres  en 2006, ce qui correspond à un ratio de liquidité de 1,36 %, soit l’un des plus faible de la place. Cette faible liquidité de ce titre considéré comme une bonne valeur de rendement au niveau de la place est très compréhensive en ce sens qu’une action  Centrale Laitière vaut environ 3,5 fois le SMIG au Maroc! C’est dire que la valeur est ainsi réservée à une élite disposant de conséquentes resssources, ce qui est en contradiction avec toute la politique de démocratisation du marché pronée par les responsables de la plae et les autorités de tutelle. Enfin, la diminution des parts stables détenues par l’Etat et les établissements publics dans certaines sociétés cotées pourrait contribuer à améliorer encore plus le flottant de ces sociétés et par ricochet la liquidité.
MD


Des politiques de distribution
de dividendes généreuses

Pour un investisseur boursier, la rentabilité d’un placement se mesure à l’aune des plus-values nées de l’évolution favorable des cours de son portefeuille et des dividendes qu’il perçoit chaque année découlant des performances bénéficiaires des sociétés dans lesquelles il investit et des politiques de distribution adoptée par les conseils d’administration de celles-ci. Si les performances boursières ont été largement explicitées, notons qu’en matière de distribution de dividendes, les entreprises cotées ont adopté depuis la crise boursière de 1998-2002 des politiques généreuses de distribution de dividendes. Durant cette période, les administrateurs des sociétés cotées ont senti la nécessité de rétribuer généreusement leurs actionnaires dans le but de les fidéliser et d’éviter des sorties massives d’investisseurs qui se traduiraient par l’effritement des cours boursiers. Parallèlement, l’amélioration des résultats des sociétés cotées au cours de ces dernières années et les nouvelles exigences en matière de bonne gouvernance qui visent un meilleur partage des fruits de la croissance entre tous les actionnaires ont poussé les entreprises à conserver leur générosité en matière de distribution de dividendes et ce même avec la reprise du marché et l’évolution très favorable des cours.
Du coup, depuis 2002, on note que les montant distribués par les sociétés ne cesse d’augmenter pour dépasser les  10 milliards de dirhams en 2005. Certaines entreprises se distinguent en matière de rétribution de leurs actionnaires en leur versant des dividendes  significatifs, dont des dividendes exceptionnels,  comme en atteste le niveau des dividendes yield qui dépassent largement les rendements des Bons du Trésor de 5 ans. Ainsi, pour les 5 entreprises les plus généreuses en matière de distribution de dividendes durant la période 2002 à 2005, on remarque que leur rendement brut de dividende se situe dans une fourchette comprise entre 9,11 % et 73,03 %. C’est dire qu’on peut investir sur le marché boursier en tablant uniquement, ou presque, sur des valeurs de rendements sans se soucier des évolutions erratiques des cours boursiers et donc des plus values ou moins values latentes. Et la place de Casablanca ne manque pas de valeurs de rendement tels Lesieur Cristal, Centrale Laitière, Sonasid, Cosumar, Zellidja, Agma Lahlou-Tazi, etc.
MD

Les «blue chips» de plus en plus nombreux

A la veille de la crise boursière (1998-2002), les «valeurs phares» du marché, celles qui drainaient des volumes relativement conséquents se comptaient à compte gouttes. Aujourd’hui, à la faveur des nouvelles introductions  en Bourse et de nombreux autres facteurs, pas moins d’une quinzaine, voire plus, de valeurs de la cote peuvent se prévaloir de ce qualificatif anglo-saxon qui fait référence aux valeurs à forte capitalisation, réputées «sures» et qui drainent des volumes d’échanges importants. En effet, si en 2002 et 2003, aucune valeur n’avait enregistré un volume cumulé des échanges atteignant le milliard de dirhams durant l’année, pas moins de 18 entreprises ont vu les transactions portant sur leurs titres drainer un chiffre d’affaires dépassant le milliard de dirhams en 2006. Addoha et Maroc Telecom accumulant des volumes respectifs de 34,15 et 20,32 milliards de dirhams, l’année écoulée. En tenant compte des volumes cumulés durant la période 2002-2006, on note qu’hormis les deux valeurs phares récemment introduites, BMCE Bank demeure la plus la plus dynamique avec un volume global de 15 milliards de dirhams, suivi par ONA, Attijariwafa bank* et CIH avec des volumes cumulés respectives de 14,33 milliards, 9,76 milliards et 8,72 milliards de dirhams.
En dépit de l’augmentation du nombre de blue chips, une quinzaine de valeurs continuent à drainer l’essentiel des transactions de la place. Durant la période 2002-2006, en moyenne, les dix valeurs les plus liquides du marché concentraient en moyenne environ 80 % du volume global annuel du marché. 

MD



 

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