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Des politiques de distribution de dividendes généreuses

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Pour un investisseur boursier, la rentabilité d’un placement se mesure à l’aune des plus-values nées de l’évolution favorable des cours de son portefeuille et des dividendes qu’il perçoit chaque année découlant des performances bénéficiaires des sociétés dans lesquelles il investit et des politiques de distribution adoptée par les conseils d’administration de celles-ci. Si les performances boursières ont été largement explicitées, notons qu’en matière de distribution de dividendes, les entreprises cotées ont adopté depuis la crise boursière de 1998-2002 des politiques généreuses de distribution de dividendes. Durant cette période, les administrateurs des sociétés cotées ont senti la nécessité de rétribuer généreusement leurs actionnaires dans le but de les fidéliser et d’éviter des sorties massives d’investisseurs qui se traduiraient par l’effritement des cours boursiers. Parallèlement, l’amélioration des résultats des sociétés cotées au cours de ces dernières années et les nouvelles exigences en matière de bonne gouvernance qui visent un meilleur partage des fruits de la croissance entre tous les actionnaires ont poussé les entreprises à conserver leur générosité en matière de distribution de dividendes et ce même avec la reprise du marché et l’évolution très favorable des cours.
Du coup, depuis 2002, on note que les montant distribués par les sociétés ne cesse d’augmenter pour dépasser les  10 milliards de dirhams en 2005. Certaines entreprises se distinguent en matière de rétribution de leurs actionnaires en leur versant des dividendes  significatifs, dont des dividendes exceptionnels,  comme en atteste le niveau des dividendes yield qui dépassent largement les rendements des Bons du Trésor de 5 ans. Ainsi, pour les 5 entreprises les plus généreuses en matière de distribution de dividendes durant la période 2002 à 2005, on remarque que leur rendement brut de dividende se situe dans une fourchette comprise entre 9,11 % et 73,03 %. C’est dire qu’on peut investir sur le marché boursier en tablant uniquement, ou presque, sur des valeurs de rendements sans se soucier des évolutions erratiques des cours boursiers et donc des plus values ou moins values latentes. Et la place de Casablanca ne manque pas de valeurs de rendement tels Lesieur Cristal, Centrale Laitière, Sonasid, Cosumar, Zellidja, Agma Lahlou-Tazi, etc.

MD


Les «blue chips» de plus en plus nombreux

A la veille de la crise boursière (1998-2002), les «valeurs phares» du marché, celles qui drainaient des volumes relativement conséquents se comptaient à compte gouttes. Aujourd’hui, à la faveur des nouvelles introductions  en Bourse et de nombreux autres facteurs, pas moins d’une quinzaine, voire plus, de valeurs de la cote peuvent se prévaloir de ce qualificatif anglo-saxon qui fait référence aux valeurs à forte capitalisation, réputées «sures» et qui drainent des volumes d’échanges importants. En effet, si en 2002 et 2003, aucune valeur n’avait enregistré un volume cumulé des échanges atteignant le milliard de dirhams durant l’année, pas moins de 18 entreprises ont vu les transactions portant sur leurs titres drainer un chiffre d’affaires dépassant le milliard de dirhams en 2006. Addoha et Maroc Telecom accumulant des volumes respectifs de 34,15 et 20,32 milliards de dirhams, l’année écoulée. En tenant compte des volumes cumulés durant la période 2002-2006, on note qu’hormis les deux valeurs phares récemment introduites, BMCE Bank demeure la plus la plus dynamique avec un volume global de 15 milliards de dirhams, suivi par ONA, Attijariwafa bank* et CIH avec des volumes cumulés respectives de 14,33 milliards, 9,76 milliards et 8,72 milliards de dirhams.
En dépit de l’augmentation du nombre de blue chips, une quinzaine de valeurs continuent à drainer l’essentiel des transactions de la place. Durant la période 2002-2006, en moyenne, les dix valeurs les plus liquides du marché concentraient en moyenne environ 80 % du volume global annuel du marché. 

MD



 

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